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Fin des hostilités et démobilisation

Enfin la paix !

 

L'arrêt des combats, le 11 novembre 1918, est célébré dans les rues de Paris. L'Association des élèves et anciens élèves de l'École témoigne de la liesse générale lors de la réunion du Comité du 13 novembre 1918. M. Baclé, le président, "dit qu'il est certain d'être l'interprète des sentiments unanimes de nos camarades, en exprimant la joie que nous a apportée à tous la signature de l'armistice qui est venue si heureusement mettre fin à la guerre mondiale..."

 

Copie d'une décision du président du Conseil, ministre de la Guerre, à M. le ministre de la Reconstitution industrielle, 1er septembre 1919

La décision d'accorder aux officiers de l'armée active

la possibilité d'assister, sous réserve de démission,

aux cours de l'École intervient

au cours de l'été 1919. 

Démobilisation des élèves et des professeurs

En octobre 1918, il est instauré auprès du Ministère de l'Instruction publique et des beaux-arts une commission interministérielle chargée d'étudier la situation des candidats et des élèves des grandes Écoles actuellement sous les drapeaux. Sur instance du Ministère de la Guerre, l'École des mines de Paris, représentée par son directeur, y participe.

Le 4 février 1919, une première mesure est prise concernant les élèves de l'École nationale supérieure des Mines de Paris qui ont été reçus aux concours d'entrée en 1914 et 1918 et qui n'ont pu commencer ou achever leurs études.

Ceux-ci sont autorisés à suivre les cours dans les conditions suivantes : « ces militaires seront placés en congé sans solde et en sursis, suivant qu'ils sont officiers ou hommes de troupe, à l'exception toutefois de ceux qui appartiennent encore à l'armée active ; ces derniers feront l'objet d'un détachement de corps ». 

Concours d'admission de 1919 à l'Ecole nationale supérieure des mines de Paris

Résultats de François Fournier aux examens

du concours normal d'entrée de l'année 1919. 

Les concours d'entrée de l'après-guerre

Le 29 avril 1919 ont lieu les épreuves écrites du premier concours de l'après-guerre, suivi des épreuves orales en mai. Sur une centaine de candidats admissibles, au final seuls les 30 premiers sont sélectionnés pour entrer à l'École et parmi les candidats étrangers, un seul est déclaré admis. 

Pour les jeunes gens encore mobilisés, un concours spécial est organisé en août 1919. Le nombre de place est équivalent à celles du concours normal. Il est mis en place par l'administration militaire. Les candidats sont répartis dans 4 centres de l'Est de la France, Strasbourg, Metz, Nancy et Besançon et dans un centre de la région parisienne (Fontainebleau). 465 candidats sont inscrits pour l'École des mines de Paris, mais la plupart se présentent aussi aux épreuves de l'École Polytechnique. D'où le fait qu'ils passent des épreuves communes d'entrée aux Mines et à Polytechnique en mathématiques, mécanique, physique, français et dessin d'imitation.

Deux épreuves spécifiques aux candidats des Mines de Paris sont prévues : chimie et calcul. Ce concours spécial est reconduit l'année suivante, le 1er juin 1920. Les candidats à ces concours spéciaux bénéficient en outre de points de bonification en fonction de leurs états de service. 

 

Lettre du de E. Lanvin, sous-chef d'Etat major général de l'armée à Gabriel Chesneau, 20 juillet 1920

Lettre du sous-chef des Armées relative

aux modalités du service militaire de

la classe 1920.

Des obligations militaires qui demeurent fortes

Hormis les dispositions accordées aux élèves ayant passé les concours en 1914, 1918 et 1919, les élèves des classes suivantes restent assujettis aux obligations d'un long service militaire. 

Les circulaires des 9 juillet et 25 septembre 1920 redéfinissent les modalités d'un engagement militaire de trois ans à contracter, pour les jeunes gens des classes 1920 et 1921. Ces trois ans viennent s'ajouter à leurs années d'études. C'est seulement en 1923 que la durée de l'engagement est réduite, de moitié. 

Ainsi 20 % des inscrits au concours normal de 1920 "n'ont pas obtenu de sursis pour incorporation" note le Conseil de l'École. Il doivent "partir pour le régiment en octobre prochain, ne pourront participer à la rentrée au cas où ils seraient reçus". Ils ne retrournent à l'École qu'une fois une ou deux années de service militaire accomplies. 

Quant aux élèves qui terminent leurs études en août 1921 où en février 1922 , ils « seront incorporés un mois après la sortie de l'École ». pour accomplir leurs obligations militaires. Ceux qui ont effectué une partie de leur service peuvent entrer directement comme sous-officier de réserve, les autres doivent passer un concours pour obtenir ce grade.

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