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A l'arrière : l'Ecole contribue à la défense nationale

Lettre du ministère de la guerre à Gabriel Chesneau

Lettre du Ministère de la Guerre à Gabriel Chesneau,

datée du 26 septembre 1917.

Les analyses du Bureau d'essais

Créé en 1845, le Bureau d'essais de l'École des mines de Paris a pour but de répondre aux demandes d'analyses de substances minérales émanant d'industriels ou de particuliers. D'abord gratuit, il devient payant à partir de 1902. Il est composé d'une équipe de deux chimistes expérimentés, Henri Fontaine et Georges Bouchard. Si le premier s'engage volontairement en 1914, le second maintient l'activité du Bureau d'essai, quoique de manière restreinte.   

Gabriel Chesnau souligne la contribution du Bureau d'essai qui a "servi pendant toute la guerre à de nombreuses recherches pour la défense nationale : analyses de fontes aciérées pour obus, d'alliages métalliques pour avions, étude de gaz asphyxiants, etc". Ainsi en avril 1916, le Bureau d'essai reçoit "un échantillon de minerai de fer magnétqiue titanifère" remis par le directeur des mines au Ministère des Travaux Publics. En octobre 1917, c'est un échantillon de fonte spéciale de provenance anglaise remis par le sous-secrétaire d'état de l'aéronautique militaire, dont les propriétés sont analysées.

Voici d'autres exemples d'analyses traitées au Bureau d'essais pendant la guerre :

L'École met également à disposition des chercheurs extérieurs ses locaux bien équipés et son important matériel d'expérimentation. Elle admet aux laboratoires encore disponibles "cinq chimistes des services de l'armement et cinq chimistes du service de l'aviation, à titre permanent depuis le 1er janvier 1918, et deux chimistes du matériel chimique de guerre", comme l'indique le proès-verbal du Conseil de l'école du 19 octobre 1918.

 

 

Restrictions et privations

Pendant la guerre, le gouvernement impose des privations aux civils et établit des recommandations strictes, afin d'éviter tout gaspillage des ressources. Voici quelques exemples qui ont impacté le fonctionnement de l'École des mines de Paris. 

  • eau
  • pétrole, essence, alcool pour les lampes et l'éclairage
  • charbon pour le chauffage
La mise à disposition des ressources en platine

L'École a également mis certains objets de valeur au service de la défense nationale. Le décret du 30 avril 1918 prescrit aux possesseurs de platine d'en faire la déclaration au service des stocks et réquisitions du Ministère du Commerce. Celui-ci était utilisé comme catalyseur de produits explosifs. L'École en possède principalement sous forme de creusets utilisés pour l'expérimentation ou de résidus.

En juin 1918, le directeur des Mines, Emile Coste décide de faire transférer ce stock de platine, ainsi que certaines pièces de valeur de la collection de minéralogie en province, à l'École des mines de Saint-Étienne. Il estime "inoportun, dans les circonstances actuelles, de conserver à Paris cette richesse inemployée". Finalement, cette resource ne sera pas employée à des fins militaires, mais sera vendue dans les années 20 pour financer la construction de la nouvelle salle de lecture de la bibliothèque. 

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