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Les commémorations

Le bilan des victimes 

Quelques chiffres pour illustrer ce lourd bilan :

  • environ 700 élèves et anciens élèves de l'École ont été mobilisés durant la Guerre.
  • 110 élèves ou anciens élèves "morts pour la France". 
  • De nombreux blessés, dont le nombre n'est pas officiellement connu.
Plaque commémorative des morts pour la patrie, de l'Ecole nationale supérieure des mines, 1914-1919

Plaque commémorative des élèves morts

pendant la guerre ou des suites de leurs blessures,

entre 1914 et 1919.

L'élévation d'un monument aux morts

Très rapidement après la fin de la guerre, l'Amicale des élèves de l'École des mines, en accord avec la direction, prévoit d'ériger un monument aux morts. Dans le même temps, on décide d'honorer les élèves tués lors de la guerre de 1870, ainsi que les victimes du "devoir professionnel", décédés des suites d'accidents durant l'exercice de leurs missions d'ingénieurs.

Le monument prend la forme de deux plaques de marbre blanc scellées de part et d'autre de la grande salle jouxtant l'escalier menant au musée de minéralogie de l'École.

L'inauguration de ce monument a lieu le 30 juin 1919. en présence d'Albert Lebrun, à l'époque Ministre des Régions libérées. Toute l'École, direction, professeurs et élèves compris, sont présents, de même que les familles. Les directeurs de l'École Polytechnique, de l'École des mines de Saint-Etienne, des Ponts et Chaussées, de l'École Centrale et de l'Institut agronomique assistent également à cette cérémonie.

Le temps fort de la cérémonie, hormis les discours, est "l'appel solennel des morts", c'est-à-dire la lecture du nom de chaque soldat tué, qui est suivie d'une phrase "mort au champ d'honneur !" prononcée par deux élèves titulaires de la Légion d'honneur. L'ambiance est au recueillement et "c'est avec un sentiment d'émotion poignante que l'assistance a écouté ces discours et appels", comme l'écrit Gabriel Chesneau.  

 

Cérémonie de remise de la croix de guerre à l'Ecole des mines de Paris par le maréchal Foch en 1926.

Photographie prise lors de la cérémonie, au moment où le maréchal Foch prononce son discours.

La cérémonie de la remise de la croix de guerre en 1926

En 1925, l'École des mines de Paris se voit honorée d'une citation à l'ordre de l'armée qui distingue les services rendus par les élèves et anciens élèves : « l'École nationale supérieure des mines a fourni au cours de la grande guerre une élite d'officiers de complément, spécialement instruits pour l'artillerie, dont la science étendue, le généreux esprit de sacrifice et le noble dévouement ont grandement contribué au triomphe de la France » (J.O du 11 octobre 1925).

Cette citation donne lieu à la remise solennelle de la Croix de guerre à l'École pour laquelle une cérémonie est organisée en juin 1926. Cette occasion marque aussi l'inauguration de la toute nouvelle salle de lecture de la bibliothèque, qui vient d'être construite. Le ministre de la guerre, Paul Painlevé, désigne le maréchal Foch pour remettre cette décoration. Plus de 400 invitations sont envoyées. 

A cette cérémonie participèrent en outre Albert Lebrun, François de Wendel, des anciens directeurs et professeurs (Frédéric Delafond, Henri Le Châtelier).

Le programme, très précis, de cette « fête volontairement intime et familiale », comme en rend compte l'amicale des élèves, a été conservé. À l'arrivée du maréchal Foch, les élèves entonnent la Marseillaise, puis Mme Jolibois, femme du professeur de chimie générale et analytique, chante deux airs patriotiques, « La prière de Peguy », et « Vengeons nos morts » avant le discours de remise de la croix de guerre. La cérémonie s'achève par un autre chant et par un défilé devant le monument aux morts de l'école.

 

Un aperçu des préparatifs de la cérémonie à travers quelques documents manuscrits...

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