Annales des Mines (1839, série 3, volume 16) [Image 87]

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BASSINS HOUILLERS

DE LA CHAÎNE DES PYRÉNÉES.

tout à fait pareil à celui qui recouvrait les marnes fossilifères précédentes. A mesure qu'on avance, ces mêmes marnes reparaissent et avec elles beaucoup de peignes notamment le pecten quinque-costatus, puis quelques térébratules (1).

thocératite et un fragment d' u ne espèce de nautile. A mesure qu'on s'approche de Durban, la .formation ancienne se recouvre de calcaire tufacé

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qui forme des couronnements remarquables et contient en plusieurs endroits des amas de gypse,

accompagné, comme tous ceux de cet âge, de cristaux isolés de quartz bipyramidés. Peu à peu l'explorateur arrive à Durban, ayant autour de lui une suite de circonstances géologiques semblables aux précédentes. hysi...pielldeti, En face, le bourg de Durban, sur la rive gauche Pt

Lorsque, débouchant de ces gorges, on découvre Embres et Castelmaure , on n'est pas longtemps à apercevoir, élu côté d'Embres, les der-

niers flambeaux du terrain de transition, recouverts çà et là par un calcaire d'apparence tufacée, caverneux , jaunâtre , offrant quelque analogie avec

de la Berr, et le long des déchiquetures d'un ravin deerrpaui peu étendu, on voit des couches de diverses couleurs, contenant des empreintes végétales. On est alors sur le terrain houiller de Durban, dans l'endroit connu sous le nom de Trou du Renarde Ce terrain houiller s'appuie sur un schiste argileux gris, gris ardoise ou verdâtre, qui est parfaitement visible sur une assez grande étendue. Les premières assises de la formation houillère sont représentées par un poudingue bréchiforme, presque exclusivement composé de débris schisteux (nouvelle galerie en recherche), au milieu duquel se trouve cependant une couche de houille grasse de bonne qualité. Dans le ravin N.-S., dont j'ai parlé tout à l'heure, on observe une série de couches de grès et de

certaines roches du terrain tertiaire parisien, et auquel quelques géologues ont donné le nom de: rairwbacke. A droite de Castelmaure se dressent de grandes

murailles crayeuses , sous lesquelles se trouve toujours ce même grès avec gypse que je considère comme du grès vert. Entre Castelmaure et Saint-Jean-de-Barroux, de nombreux amas de gypse avec calcaire jaunâtre, caverneux, annoncent suffisamment l'âge des terrains environnants.

Au delà de Saint-Jean, près d'un moulin et' sur la rive droite d'un ruisseau qui descend à la Berr, on voit les schistes de transition traverser la rivière avec une direction perpendiculaire au courant, c'est-à-dire allant sensiblement de l'est

schistes houillers, ayant une direction N. 5o à

à l'ouest pour s'enfoncer du côté de la rive gauche, sous des terrains de ce même calcaire caverneux

N. 600 E. magnétique ou N. 720 et N. 82E. , avec des pentes de 550, 600 et 65° vers le N.-O. Le pendage est régulièrement de 500 dans une

précédemment décrit, qui arrondissent en cet endroit le système crayeux. Les schistes cambriens contiennent des couches subordonnées d'un calcaire qui a fourni une or-

petite tranchée ou boyau étroit qui a mis à dé-

couvert de minces alternances de grès, de fer carbonaté, de houille, de schistes, etc. Le grès, au

(1) Il serait à désirer qu'une personne habile clans la distinction et la classification des fossiles visitât ces localités elle y trouverait certainement des faits nouveaux.

mur de cette tranchée , offre beaucoup d'em-

preintes diffuses; mais les argiles schisteuses noires

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