Annales des Mines (1826, série 1, volume 13) [Image 152]

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MODE DE TRAITEMENT DU CUIVRE, etc. d'une manière beaucoup plus simple .et plus économique, en le précipitant de sa dissolution sulfurique par le cuivre, comme cela se pratique habituellement 3 mais son procédé ne peut pas même le conduire au but qu'il s'est proposé car l'argent est très-facilement oxidé par le sulfate de cuivre ou par le deutoxide de cuivre , et dès qu'il a été oxidé , il se combine si fortement avec le cuivre qu'il devient irréductible par la chaleur. M. Serbe chauffe toutes ces matières dans des moufles , sans doute afin de pouvoir recueillir les vapeurs sulfureuses et de les convertir, dans des chambres de plomb, en acide sulfurique ; mais, dans l'état des choses, l'acide sulfureux a si peu de valeur, qu'il n'est pas probable que son produit puisse compenser l'oxide combustible que nécessite l'emploi des moufles. Ce que le procédé de M. Serbat présente de particulier ( la calcination des sulfates jusqu'à décomposition com-

plète) n'est pas une innovation heureuse , et je doute qu'on puisse l'appliquer, même en la modifiant beaucoup, au traitement des minerais de cuivre argentifère.

P. B.

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SUITE DU imÉmomE suË.

LA GÉOGNOSIE DU DÉPARTEMENT DU NORD (1); l'An M. POIRIER SAINT-BRICE, Ingénieur au Corps royal des Mines. TERRAINS DE TRA.NSITION ( Suite ).

§ 3. Formation de houille, schistes et grès. Composition

LE terrain houiller se compose de trois roches d hie). distinctes, le schiste argileux, le grès et la houille, dont les couches alternent les unes avec les autres. Ce terrain constitue, dans le départein-ént du Nord, une seule formation, qui se trouve

cdffiprise entre les deux formations contemporaines de calcaire fétide et schiste argileux. Lirni tesde 1 a Les limites de cette formation sont donc indi- formation. quées naturellement par celles communes entre consti_ elle et les dernières. C'est, au midi, une ligne à- tue. peu-près droite, qui part de Montignies en Belgigue, et passe par Estreux , Saint-Léger et Ar-

leux. Au nord, c'est une seconde ligne commençant entre Blaton et la forêt de Condé, et

qui , si elle était parallèle à la première, passerait v'èrs Saint-Léonard-de-Raches, entre Saint-

Amant et Orchies ; mais, de ce côté, le dépôt houiller paraît prendre de l'extension, et ses lirdités ne sont pas auSsi bien déterminées; elles 72.éir la première partie, page 3 de ce volume.