Annales des Mines (1821, série 1, volume 6) [Image 307]

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EXTRAIT Dillk ThAnd

DE PHYSIQUE.

rosée, comme on l'avait d'abord pensé, én est,' an contraire, la Véritable cause (i

core attaché à décrire le thermomètre' métallique de MM. Bréguet, et il a développé la théorie de cet instrument remarquable par son ingénieuse construction et par son extrême sensibilité (i).

Dans ce même article, M. l'abbé Haüy a rendu raison de cette expérience curieuse de Leslie, dans

laquelle l'eau se congèle en quelques instans par l'effet d'une évaporation accélérée. Il a rapporté les résultats des nouvelles recherches entreprises par MM. Gay-Lussac, Dulong et Petit, tant sur la dilatation des gaz et des vapeurs, que sur celle du merciire. (2) Il a fait connaître les expériences de c'edeux:dernierâ physiciens, et celles de M. de Laont séiii à compléter la loi de Newton roche sur le refrOicliSSeinent des corps (3). Il s'est en.

(i) fraTprès cette théorie, On explique sans aucune difficulté écrin-nient Certains 'cérps placés dans des circonstances partiérdia'espetiVent, 'pendant Une nuit calme, perdre une très-grande quantité de calorique torsqii'ils sont exposés à l'aspect d'un ciel serein, . C'est 'ainsi 'qu'en Angleterre le docteur Wells est. parvenu, même en été, àrefroidir de l'eau au point de faire 'eungeréé é e liquide. Pbüne Gin COric-ethe lès 'gaz et tes vapeurs, les 'expétous' ks'ga'z se diriencesde 'C'dà rsiiVaiis ont PrWrive , latent uniformérnent,'daris ri.nterValle' bd 'à rood dulher-

momètre centigrade ; 20. que la dilatation due à un même accroissement de température est exactement la même, soit pour tous les gaz ,Soit pour tontes les v-ape,urs, soitenfin pour

tom les mélangés de gaz et ie'vapeurs; 5. que âne dilata,tion. commune est de 0,00575 pour chaque degré du thermomètre, le Volume du gaz à od étant pris pour l'unité; 40. que la même uniformité se soutient dans les températures les plus élevées. Les expériences faites sur le mercure, suivant une méthode qui repose uniquement sur la condition d'équilibre des fluides de densités 'différentes danslesbranéhes d'un syphon renversé, Oint :conduit à ce résultat, que la dilatation absolue du mercure,

.entre oet 1001, est de j-- pour chaque degré centésimal, tandis que la dilatation apparente dans le verre, n'est que de Cetteloi, que l'on peut représenter par une logaritit-

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mique, reproduite dans la propagation de la chaleur par l'intermède-dés corps solides, a fourni à M. Biot l'occasion de nire une application heureuse de l'analyse mathématique à la physique. ( Voyez Journal des Mines, n°. 99, p. 233.) (i) La pièce principale du thermomètre de MM. Bréguet est une espèce de spirale composée de trois lames très-minces de métaux différemment dilatables; savoir, l'argent, l'or et le platine. (Ces métaux sont rangés ici dans l'ordre de leurs dilatabilité, à partir de la plus grande.) Les lames dont il s'agit sont soudées ensemble par pression, à une haute température, et réduites, par le laminage , à une épaisseur qui n'excède pas de millimètre. Ce système est ensuite roulé en spire, et fixé dans cet état par un recuit modéré. On le suspend alors par le haut à un support solide, et l'on attache à son extrémité inférieure une aiguille horizontale, 'dont la direction :passe constamment par l'axe même de la spirale. Cette-aiguille , qui sert d'index, parcourt, dans un sens ou dans l'ante, les divisions d'un cercle gradué. La construction de ce thermomètre est fondée surie résultat suivant de l'expérience. Si, dit M. l'abbé Haiiy,ideux lames minces de métaux inégalement dilatables sont jiutâlposées et fortement soudées ensemble, si de plus elles :ont la même longueur, et qu'elles soient fixement assujettiespar leurs extrémités, lorsque la température vient à changer, rune des laines s'allongeant ou se raccourcissant plus que l'autre, force le système à prendre, dans un sens ou dans l'autre, un certain degré de courbure, qui sera d'autant plus grand , que le changement de température sera lui-même plus considérable. Dans le cas où. le système de lames est courbé, comme dans le thermomètre dont il s'agit ici, les plus légers changemens de température deviennent sensibles par les mouvemens de l'index, a cause des variations qui surviennent aussitôt dans la courbure et le diamètre des spires qui sont très-multipliées. On voit qu'à la rigueur ii suffirait, pour former la spirale, d'employér.deux métatry.inégalernent dilatables ; mais alors elle pourrait -éprouver 'des espèces de déchiremens par det

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