Annales des Mines (1820, série 1, volume 5) [Image 222]

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EXPOSITION

DE 1819.

à cette époque. Plusieurs arts importans , tels que la teinture l'impression des toiles , emploient l'acide acétique sous forme d'acétate de plomb ou d'acétate de fer. M Mollerat , à Pouilly, a perfectionné l'art de retirer l'acide acétique du bois , . en carbonisant celui-ci : il le concentre tellement , qu'il se cristallise à une température peu élevée; il lui donne le plus grand état de pureté , à tel

fournir la plus grande partie de la céruse nécessaire à nos besoins, lorsque la fabrique de Clichy s'est formée par les soins de M. Roard.

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point que les cristaux sont blancs et transparens

comme la glace d'eau pure. 11 a rendu par-là un grand service aux arts qui font usage de l'acide acétique. M. Mollerat a exposé des échantillons de cet acide de sa fabrication, et plusieurs produit; résultant de ses combinaisons avec d'autres substances, et qui sont d'une excellente préparation. M. Bobée , à Choisy-le-Roi, a établi une fabrique d'acide acétique, par des procédés qui diffèrent de ceux de M. Mollerat.

Il a exposé de l'acide acétique et différens produits préparés pour l'usage des arts, et qui résultent de la combinaison de l'acide avec diverses substances. L'acide est pur, limpide et très-concentré ; les autres produits sont parfaitement préparés. M. Mollerat et MM. Payen et Pluvinet, de ..Aefflino. rtiac. Paris, ont exposé du sel ammoniac de leur fabrique , lequel remplace celui que l'on tirait de l'étranger. M. Jacob, de Marseille, a présenté du borax Borax. qu'il a fabriqué avec de l'acide boracique c'est un art nouveau. Les étrangers étaient en possession de nous Céruse.

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La céruse qu'on y prépare est de première qualité. On a vu à l'exposition un tableau conservé, pendant plusieurs années, au Conservatoire des

arts et métiers, sur lequel la ,aruse de Clichy a été mise en comparaison avec celle de I-Tollande. La moitié de la surface était peinte avec la première, et l'autre avec la seconde. La céruse de Clichy a conservé inaltérablement sa

blancheur, pendant que celle de Hollande a jauni en se ternissant. Un autre tableau, également exposé ,-prouve qu'elle a mieux soutenu les couleurs avec lesquelles on l'a mêlée. Nous ajouterons que l'établissement de Clichy fabrique annuellement

I°. En céruse. . . 35o .à 400,000 kil. .2°. En minium. . 250 à 5oo,000 3°. En blanc d'argent, mine et orange. 3o à 40,000 Outre une machine à vapeur produisant le travail de cent ouvriers, M. Roard en occupe encore

cinquante et au-delà, suivant les demandes. Cette belle fabrique, qui a exigé des sacrifices considérables, et que les étrangers ont vue avec peine s'élever en France, est une de celles qui méritent le plus l'attention et la bienveillance du Gouvernement (1). (i ) Nous avons extrait ces détails du rapport du Jury d'admission du département de la Seine, page 203, par M. Héri-,

cart de Thur.y, ingénieur en chef des Mines, etc. Dans ce