Annales des Mines (1820, série 1, volume 5) [Image 37]

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SUR LES PRODUITS IVIÉTALLUROÏQUÉe -

qui soutiennent leur réputation: Nous devong encore faire observer que la manufacture de M. Mertian n'est en activité que depuis quelques mois, et que ce fabricant a tiré de l'Angleterre ses ouvriers, ainsi que ses procédés qu'il exécute par le moyen da laminoir. Nous avons déjà vu que, dans le département de la Nièvre, à Imphy, la fabrication du fer-blanc s'élève à

4'700 caisses par année; ces produits fabriqués avec les fers du Berry, et parfaitement étamés,

égalent et surpassent peut-être les fers-blancs anglais, par leur ductilité, par leur brillant par

leurs dimensions. Remarquons encore, avant de terminer cet article, que la fabrication du ferblanc a reçu, en France, une nouvelle impulsion

par la découverte et le perfectionnement du nzoiré métallique.

En général, nos diverses manufactures de

fer-blanc jouissent de la confiance du commerce. On estime que la fabrication s'en élève annuellement, en France, à plus de 1560o caisses, chacune de 3o0 feuilles, dont le poids moyen est de 55 kilogrammes par caisse. D'après les années 1816 et 1817, l'impûrtation du fer-blanc était, par année commune, d'environ 43oo quintaux métriques, et l'exportation

s'élevait à-peu-près à moitié de cette quantité. Il paraît que, dès à présent, la France doit suf-

trréGefi,,s e» lai-H.

fire, au moins, à sa propre consommation en fer blanc, et que bientôt elle pourra soutenir la concurrence avec les produits de l'Angleterre, eu ce genre de commerce comme en plusieurs autres. La fabrication des fils de fer est depuis longtemps renommée en France. L'exposition de

181D en réunit les produits actuels, sous lei

DE L'INDUSTRIE raANçAist.

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hos. 895 à 898 et 931; ils sont envoyés par les départemens de l'Orne, des Vosges, du Doubs, du Haut et du Bas-Rhin. Des fils d'acier, provenans

des départemens de la Seine, de l'Orne et des

Vosges, sont exposés sous les nos 853, 895 et 896.

Parmi ces produits, les fils de fer et d'acier, que présente M. Mouche], de l'Aigle, département de l'Orne (sous le n°. 895), ainsi que les fils de fer de MM. Migeon et Dominé, du HautRhin (n°. 898), ont paru l'emporter sur tous les

autres, par leur bonne qualité, par leur belle

exécution. Viennent ensuite, d'après les échantillons essayés, les fils de fer et d'acier de M. Falla lieu, des Vosges (il'. 896); tous les autres produits des tréfileries françaises, quoique s'étant montrés inférieurs aux précédens, mais seulement dans les, essais opérés sur des échantillons, méritent encore d'être mentionnés honorablement. En généra], nos fils de fer soutiennent leur répu tation, et nos fils d'acier français se perfectionnent. La fabrication du fil de fer de toute espèce s'élève annuellement, en France à environ 2o5oo quintaux métriques. D'après les années ,1816 et,1,81,7l'importation du fil de fer ne s'élève, par annéeeommuney_qu'à environ:45 quintaux métriques, et l'exportation paraît s'élever à 1583:quintaux métriques de ce produit estimé. 494veau genre de fabrication vient d'être

essay4, dans les départemens de la Haute-

Saône et de l'Orne;hrr en voit les produits sous les nos. 876 et 895: ce sont des aiguilles à coudre et à"tricoter, faites avec du fil de fer Cémenté. On sait que le fil de fer, 'ainsi traité, ne prend pas un très-beau poli et que l'aipille qui en

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