Annales des Mines (1899, série 9, volume 16) [Image 168]

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DES MINES DE GARDANNE A LA MER

CONSTRUCTION DE LA GALERIE SOUTERRAINE

328

MOYENNES

DÉCENNALES MOIS

Mars 1877

1886

1887

« 2° Que les débits

à mars 1887 mm.

mm.

mm.

Juin Juillet

70,40 38,22 48,85 66,47 49,05 38,52 8,35

Août Septembre Octobre Novembre Décembre

71,58 82,92 82,69 44,23

165,70 235,90 189,20 48,40

83,70 133,00 40,30 78,40 27,30 14,10 82,30 50,00 29,00 85,30 134,80 65,00

633,64

1.008,30

823,20

Janvier Février Mars Avril Mai

Totaux

32,35

110,30 511,00

67,30

29,20 13,70 12,40

7,50 74,70

329

« I° Que l'effet des pluies dans la mine, est immédiat;

« On admet qu'elles sont en grande partie, absorbées

par la terre végétale et les calcaires spongieux. Mais,

quand les pluies d'automne, généralement abondantes et persistantes, surviennent, les ruisseaux, à sec en été, se gonflent comme des torrents, et une grande Partie des eaux superficielles disparaît dans le sol par les fissures et crevasses dont il a été question plus haut, et arrive dans la mine vingt-quatre ou trente-six heures après la pluie. Si la pluie a été violente, comme cela est souvent le cas .dans notre région, la venue d'eau atteint, son maximum au bout de vingt-quatre heures et décroît rapidement. Si, au contraire, la pluie est continue et dure des semaines, causant partout 'des inondations, comme à l'automne de 1886 et au printemps de 1877, les venues d'eau dans la mine atteignent leur maximum au bout de quatre ou cinq jours et s'y maintiennent à peu près pendant toute la durée des pluies. « Les pluies du printemps ont très rarement ce caractère de persistance. M. Darodes a étudié la variation des débits des galeries d'écoulement Saint-Jean et Défarges, et celle des niveaux des eaux souterraines, lorsque la nappe d'eau est en contre-bas de ces galeries, et il en conclut :

augmentent et que les niveaux s'élèvent très rapidement, dès qu'il a plu, et décroissent ou s'abaissent aussi rapidement dès que la pluie cesse « 30 Qu'aux pluies d'automne, la durée des hautes eaux est trop longue et les venues trop abondantes pour qu'on puisse compter sur les machines d'épuisement, même d'une grande puissance, pour préserverles chantiers d'une inondation au moins momentanée, lorsque l'exploitation atteint un certain développement en aval-pendage des niveaux des galeries d'écoulement. »

« Mais ces observations ne rendent pas complètement compte de certains phénomènes qui ont été constatés à l'exploitation de Gréasque-Fuveau, et, comme en convient M. Darodes lui-même, cela tient au développement relativement faible des travaux en profondeur dans la mine de Trets.. « A l'exploitation de Gréasque-Fi iveau, où los travatix ont été poussés jusqu'à la cote 100, c'est-à-dire à 130 mètres au-dessous du niveau d'écoulement de Firveati, on a reconnu, indépendamment deà faits signalés par M. Darodes, qu'après de longues -périodes de sécheresse pendant lesquelles les quantités d'eau tombées sur le territoire superposé aux parties dépilées et relativement peu étendu auraient été facilement détournées par les galeries d'écoulement ou enlevées par, les machines d'épuisement, les venues d'eau profonde ne tarissaient jamais et qu'il fallait toujours maintenir en activité les machines d'épuisement, et leur faire élever de grandes quantités d'eau pour assurer la continuation des travaux d'exploitation aux niveaux

inférieurs.

« D'autre part, on a remarqué, en traçant les niveau; d'exploitation, que les sources jaillissant des partons au tour de la couche tarissaient successivement, lorsque

J