Annales des Mines (1899, série 9, volume 16) [Image 169]

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CONSTRUCTION DE LA GALERIE SOUTERRAINE

DES MINES DE GARDANNE A LA MER

l'avancement des galeries vers l'est en faisait jaillir de

on laisse, au centre, une ouverture d'une section suffisante pour le passage d'une benne attelée.

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nouvelles.

(i Et il est assez rationnel d'en conclure que les travaux d'exploitation de Gréasque-Fuveau sont en communicatioi avec une napPe d'eau très considérable, située dans leur voisinage, et que le niveau de cette nappe d'eau va, en s'élevant de l'ouest à l'est. » On trouvera, dans le même travail de M. Oppermann, une explication de l'existence des partens, de la formation des monlières et du rôle que jouent les partens dans la perméabilité du terrain à lignite. Depuis que ceci a été écrit, des travaux d'exploitation ont été faits par la Société de Charbonnages dans la concession de Gardanne, au sud de la faille de la Diote, et de par MM. Michel, Armand et Ci°, dans les concessions Saint-Savournin, au sud de la faille Jean-Louis. On n'a rencontré dans ces travaux que les eaux qui se sont infiltrées dans la mine par les anciens travaux ou en. cheminant

.

des cOmme dans les-exploitations du nord. Ces failles sont Cailles serrées protégeant ces travaux contre l'envahisse-

ment des eaux de la nappe. Les preDe l'épuisement dans le bassin de Fuveau. miers exploitants, qui voyaient leurs travaux envahis par l'eau, attendaient patiemment la fin des saisons de pluie; l'eau baissait lentement jusqu'à un niveau Voisin de celui du fond des vallées, et les travaux, poussés à moindre

profondeur, étaient démergés.

Plus tard vint le régime des barrages et des galeries d'écoulement. Les barrages sont des murs en maçonnerie destinés à fermer, pour se mettre à l'abri des inondations, les galeries qui traversent des massifs de protection ménagés dans ce but, ou des failles qui, comme la faille J-ean-Louis, sont étanches. Quand la galerie barrée est une galerie de roulage,

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Cette ouverture est ordinairement fermée par une porte en fer munie d'armatures solides (Pl. XII, fig. 4, 5 et 6). A tous les barrages, on emprisonne dans la maçonnerie

un tuyau à clapet permettant de régler l'écoulement de l'eau maintenue derrière le barrage et d'amener rabaissement progressif du niveau des eaux dans le bassin de retenue. Nous aurons occasion de revenir sur les conditions d'établissement de ces barrages. Je ne citerai que les galeries d'écoulement principales (Voir Pl. III) 'La première, 'commencée en 1814 dans la concession d'Auriol, par la Société P. Armand et Cie, fut achevée en 1822. Elle a 750 mètres de longueur, et son orifice est à la cote 273 mètres. La galerie de Valdonne ou de Castellane, commencée en 1830 dans la Grande-Concession par le comte de Castellane.

Elle aboutit au puits Léonie et reçoit encore les eaux d'épuisement de la section Castellane-Léonie. Elle a 1.880 mètres de longueur et est à la cote 252m,74. La galerie de Fuveau, commencée en 1842 par la Société Michel,. Armand et Ci°. Elle fut achevée en 1848.

Sa longueur est de 3.000 mètres, et elle est à la cote Elle se continue dans la Grande-Mine sur

230'1,12.

3.000 mètres.

La galerie Saint-Pierre-de-Gardanne, commencée en 1874. Sa longueur est. de 1.190 mètres, et elle est à

la cote 226. Enfin, la galerie Defarges de la concession de Trets, commencée en 1879, est reliée au puits Sainte-Marie en 1891.

Elle a 3.260 mètres de longueur 'et est à la cote 214.

A Trets, la galerie rend encore de grands services peur l'évacuation de l'eau des travaux,