Annales des Mines (1892, série 9, volume 1) [Image 185]

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NOTE SUR L'ALLUMAGE DES COUPS DE MINE

DANS LES EXPLOITATIONS GRISOUTEUSES.

gressif, et cessant d'appuyer dès qu'on a été averti, par une petite détonation, et par la fumée qui s'échappe à l'extrémité libre du tube, de la rupture de l'ampoule. L'élasticité du métal employé est suffisante pour qu'on puisse arriver à déterminer l'écrasement de l'ampoule sans amener de rupture. Il est bien clair que, dans les cas de rupture ou de projection du tube, il y a toutes les chances pour que

est formée d'une tête sphérique, guidée par une tige, et

l'inflammation d'une atmosphère grisouteuse se produise.

par le ressort à boudin, détermine, par percussion, l'explo-

Dans le cas du fonctionnement normal, les trois toiles métalliques paraissent empêcher toute projection d'étincelles; mais des expériences précises seraient évidemment nécessaires pour permettre de se rendre compte du degré de sécurité que présentent ces allumeurs dans le

sion de la capsule et en même temps l'allumage de la

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grisou.

Allumage par une amorce fulminante. Le principe du système consiste à placer la mèche dans le canon d'un pistolet, et à allumer son extrémité au moyen d'une amorce fulminante. La description d'un appareil de ce genre, dû à M. Mul-

ler, a été donnée par M. Johann Meyer dans le mémoire déjà cité sur l'allumage des coups de mines (*), mais nous ne connaissons pas d'exploitation qui en fasse usage. Un autre appareil analogue est employé, depuis douze ans, dans certaines fosses de la compagnie des mines de Lens (Pas-de-Calais). Le canon en bronze (T) (voir Pl. XI, fig. 3), de forme tronconique, a une longueur de 77 millimètres. Le porte-amorce en fer, destiné à, recevoir une

capsule Gévelot, est percé d'un tube, dont l'axe est dans le prolongement de celui du canon. La masse percutante. (*) OEsierreiche Zeitsehrift fur Berg und Mitlenwesen, année 4889, p. 62.

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actionnée par un ressort à boudin. La tige porte un anneau À, qui permet de la tirer jusqu'à ce qu'elle se trouve maintenue par l'un des crans CC', venant buter contre un arrêt B, placé à l'extrémité de l'appareil. Le pistolet est alors armé. Pour faire partir le coup, il suffit de presser sur la manette M qui permet de dégager le cran de la tige, et la tête sphérique, vivement poussée mèche.

Pour éviter que cette mèche puisse être projetée par la force explosible du fulminate, le canon est entouré d'une chambre cylindrique D dans laquelle peuvent se loger les gaz provenant de l'explosion de la capsule et de la combustion de la mèche, de plus cette chambre communique elle-même par deux ouvertures 00 avec la partie antérieure. L'appareil est composé de deux parties qui peuvent se dévisser de manière à permettre de placer la capsule. Pour que l'allumage n'enflamme pas une atmosphère grisouteuse, il est nécessaire que la mèche ferme complètement le canon ; c'est Pour ce motif qu'on a donné à celui-ci une forme tronconique ; il est alors possible de

pousser cette mèche jusqu'à ce qu'elle soit absolument coincée.

L'appareil fonctionne généralement bien et donne peu de ratés. Il est indispensable seulement que le boute-feu

ne le retire que lorsqu'il sent, en tenant la mèche à la main, la chaleur de la combustion arriver à une dizaine de centimètres de l'extrémité.

Allumage par la la2nge de sûreté.

Il est naturel de chercher à utiliser l'appareil que possède le mineur pour s'éclairer, c'est-à-dire à réaliser l'al.