Annales des Mines (1883, série 8, volume 4) [Image 77]

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ACCIDENTS DE GRISOU.

STATISTIQUE

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Le point de départ de l'explosion a dû etre la région du Treuil, la seule partie do la mine d'où les

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finnoises paraissaient dire sorties en deux sens opposés.

Quant aux causes de l'accident, elles sont restées inconnues : les percements étaient généralement

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conduits en niveau ou en descente ; il n'y avait que trois chantiers en remonte, de très faible longueur,

dans la région du Treuil et un dans la régisse centrale. Les lampes Muiiseler employées ne pouvaient s'ouvrir qu'avec un électro-aimant ; elles étaient l'objet d'une surveillance très rigoureuse et rien n'indiquait avant l'accident que les ouvriers fussent parvenus à les ouvrir ; toutes celles qui ont été retrouvées étaient fermées. Le tirage à la .poudre n'était permis que dans les galeries au rocher ; les coups étaient allumés par le sous-gouverneur ; cette dernière prescription n'était pas toujours Survie, il est vrai, mais il n'y avait pas alors de travail au rocher dans la région du Treuil. L'hypothèse la moins invraisemblable serait qu'un ouvrier eût allumé du feu pour fumer. Il ne serait pas impossible non plus que l'incendie reconnu le lendemain de l'accident fut, de fait, antérieur à l'explosion et qu'il eût occasionné cette dernière ; des incendies spontanés s'étaient déjà pro-

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duits plusieurs fois dans la Grande-Couche.

La propagation des flammes dans la mine entière et particulièrement dans la région non grisouteuse dela Richelandière, a été considérée comme résultant, d'une part de la nature sèche et poussiéreuse de la saine, d'autre part d'une forte dépression barométrique, constatée le jour de l'accident, qui aurait fait sortir une quantité notable de grisou des vieux travaux de la Richelandière, alors en grande partie dépilés et plus ou moins bien remblayée.

Indications genérales.

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L'air entrait par une fendue, et sortait parts puits d'Avaise ; le courant descendant dans une partie des travaux ; toutefois l'aérage était suffisant. u puits d'Avaise, le grisou ne s'était encore montré qu'une seule fois et en faible quantité dans un chantier en remonte, pendant le traçage des derniers lambeaux de la couche. Le sous-gouverneur visitait les chantiers avant l'arrivée des ouvriers:. ému

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Circonstances de l'accident. A côté d'une remontée par :laquelle descendait l'une des branches du courant (l'air, on perçait une deuxième remontée contigiie à la première que l'on remblayait au fur et n mesure de l'avancement. Deux ouvriers occupés à ce travail arrivaienti leur chantier avec :des lampes lieu nu, lorsque fun d'eux, parvenu à 2.60 environ du front de taille, détermina l'inflammation d'une petite quantité de grisou et fut légèrement brûlé; l'autre ouvrier, qui se trouvait à quelques mètres en arrière, vit la flamme, mais ne fut pas atteint.

Remarques particulières.

1

Le sous-gouverneur n'avait pas encore fait la visitàdu chantier où

faecident s'est produit, quand les ouvriers étaient arrivés à leur travail ; il ne l'eût d'ailleurs visité qu'aveline lampe à feu nu, ce chantier se trouvant dans mesurant d'air. Cet accident montre la nécessité de visiter avec une lampe de sûreté tous les chantiers, meme ceux oa passe le courant d'air, lorsque le grisou est à craindre dans une région.

(La suite uune prochaine livraison).