Annales des Mines (1883, série 8, volume 4) [Image 76]

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STATISTIQUE DE

125

CC1DENTS DE GRISOU.

A. - MINES DE HOUILLE - GROUPE DE LA LOIRE. 0. - BASSIN DE SAINT-ETIEDE

Coneessio LIEU

de

de

Vautdent.

l'accident.

Tués.

3

4

e Terremire (suite).

CAUSES DE L'ACCIDENT

NOMBRE

DATE

- Département de la Loire.

d'ouvriers

Causes directes de

Blessés.

ff.

6

7

l'accumulation

du gaz.

de l'influa/nation

du gaz.

8

OBSERVATIONS. Causes

indirectes.

11

IO

Tonnes 250

1876

Février

Puits

Jabin. Grande et petite couches du

186

12

392

Indications générales.

63.816

L'air entrait paris puits Jabin. Le courant se divisait en trois branches :

bl première aérait la région de la Richelandière ; la deuxième, une partie do la région centrale ; la

Forte dépression Allumettes barométrique si- e nfla cramées gnalée le jour de imprudeml'accident. ment. 011

Treuil. Feux d'un incendie spontané.

Iroisièine se subdivisait en deux parties, l'une passait dans la région centrale, l'autre dans la région du Ire et se réunissait ensuite à la précédente. Les trois branches sortaient par le puits Saint-François sur lequel était établi un ventilateur Galbai idillaut 15.3 d'air par seconde pour une extraction de 400 tonnes. Le courant de la Richclandière était de beaucoup le plus fort; celui du Treuil était le plus faible. La marche de l'air était constamment ascendante, sauf a. la sortie de la région centrale, où le courant Meulait do 6n1 sur une longueur de 450° avant d'atteindre le puits Saint-François ; le courant d'air Mil vif malgré la descente. Cette marche était assez bien réglée par des portes, sauf dans la région du Treuil, où le courant parcourait plusieurs circuits assez mal déterminés; néanmoins l'air y était assez frais et abondant.

Ealln les galeries do retour d'air avaient des sections un peu faibles, eu égard à la masse d'air qui y

Le courant de la Richelandière se réunissait aux deux autres à 76m seulement du puits de sortie, e sorte que cette région pouvait étre considérée comme isolée des régions centrales e Wu Treuil ; l'isolement

était encore complété par des portes Vcrpilleux établies dans le retour d'air, avant la

minou des courants.

On exploitait au puits Jabin, la grande couche (8° couche) cita petite couche supérieure. Le grisou sec centrait dansla région du Treuil et dans la région centrale, mais celle de la Richelandière en Depuis le précédent accident du 8 Novembre 1871, de nombreuses améliorations avaient été apportées dans la mine : un ventilateur avait assuré l'aérage ; la distribution de l'air avait été rendue meilleure; larégion de la Richelandière avait été isolée; le nombre des galeries en remonte avait considérablement diminué; la lampe Dluéseler avait été adoptée exclusivement et son mode de fermeture paraissait en raire l'ouverture impossible; enfin le tirage à la poudre avait été défendu dans les galeries au charbon. Le fa février, pendant le poste de jour, une explosion de grisou Circonstances de l'accident. n produisit dans les travaux. La détonation fut entendue au jour ; une colonne de fumée noire et

dpisse sortit par les deux puits Jabin et Saint-François; au premier puits elle ne dura que I à ii secondes, saisie second, elle dura plusieurs heures. Le courant d'air n'ayant subi aucune altération, on put immédiatement commencer le sauvetage. Sur til ouvriers descendus dans la naine, 28 seulement purent étre retirés vivants : 13 sains et saufs, les 18 ores pinson moins grièvement blessés ; trois de ces derniers succombèrent aux suites de leurs blessures. L'explosion s'était propagée dans toutes les parties de la mine ; la région de la Itichelandière, isolée rependant des deux autres, n'avait pas été épargnée. Les quelques ouvriers saufs se trouvaient dans dni descentes en percement au rocher, ou dans le voisinage du puits Jabin.

On grand nombre d'éboulements s'étaient produits, aussi la recherche des cadavres fut longue et difficile. Un incendie s'étant déclaré le lendemain de l'explosion, dans la région du Treuil, cette partie de

mine, contenant une trentaine d'ouvriers, fut barrée. Deux mois après l'accident, il restait encore 0(0 10 cadavres dans les deux autres régions.

Remarques particuliéres. Les poussières de houille paraissent avoir joué un certain rôle dans l'accident ; le sens dans lequel les croûtes de coke avaient été déposées sur les bois semblait indiquer

te les flammes étaient allées de la région du Treuil vers le puits Jabin, de la région centrale vers les

dari puits et de la région de la Richelandière vers le nuits Jabin.