Annales des Mines (1883, série 8, volume 4) [Image 75]

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STATISTIQUE DES

MINES DE HOUILLE,

A.

1.

BASSIN DE SAINT-ETIINNI 114S.

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CAUSES DE L'ACCIDENT


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du egaz.

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123,

CCIDENTS DE GRISOU.

de l'inflammotion

Causes indirectes.

9

40

du gaz.

Tonnes

OBSERVATIONS. 11

Le quartier du Nord et le quartier du Centre donnaient beaucoup de gaz, surtout le premier ; celui du Sud n'en donnait presque pas, el le grisou y avait été rarement signalé ; une grande faille séparait ce dernier du précédent.

Circonstances de l'accident.

On exploitait au puits Jabin la grande couche du Treuil et une

petite couche considérée comme une dépendance de la première. One explosion de grisou se produisit dans les travaux, embrassant une étendue considérable : toute la région du TreuiL du Nord et la région centrale. La région Richelandière au Sud ne fut préservée que parce que le grisou y était peu abondant.

I

1

la commotion fut ressentie au jour; une colonne de fumée épaisse sortit du puits Saiiit-François, servant au retour de l'air, et une benne vide qui se trouvait danser puits, fut projetée jusqu'aux molettes. An moment de l'accident, 92 ouvriers seulement se trouvaient dans la usine ; on ne put pénétrer dans les travaux qu'au bout de deux heures clos retrouva 22 ouvriers vivants, appartenant tous aux chantiers

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de la Riebelandière.

Onze ouvriers, qui auraient pu être sauvés s'ils etissent remonté le courant d'air, s'étaient dirigés par erreur vers le puits de sortie d'air, d'où l'on n'a pu les retirer de suite, et au pied duquel ils sont morts asphyxiés par l'oxyde de carbone; quand on les retrouva, leurs lampes brûlaient encore à leurs pieds.

Par suite des nombreux éboulements qu'il fallut relever, les (derniers cadavres ne purent être retirés pue62jours après l'accident.

Des croûtes de coke étaient déposées sur les bois dans toutes les Remarques particulières. parties mal aérées, dans les remontées en percement ou les régions en dehors du, courant (Pair gui pouvaient servir de réservoirs au grisou; dans les galeries, ces croûtes se trouvaient sur t'es deux is.eet des bois, ce qui a fait penser que lés flammes y avaient stationné, allant et revenant sans grade vitesse ; dans les chantiers en cul-de-sac, les dépôts n'existaient que sur les faces tournées Yen les fronts de taille, et indiquaient des explosions locales parties de ces fronts. Il y a eu deux centres d'explosion, probablement allumés l'un par l'autre. Les flammes ont été d'une part jusqu'au puits Jabin, c'est à dire à 200n au moins de distance en remontant le courant d'air; et de l'autre au puits Saint-Franeois et à l'entrée de la région Sud, à plus de 250. du foyer. Le point de départ de l'explosion n'a- pu être déterminé avec certitude ; mais il est à Peu près certain que l'accident est dû à l'ouverture d'une lampe de sûreté. Les lampes étaient du type Muidseler. Sur 72 qui ont été retrouvées, 5 étaient ouvertes, 45 n'avaient ni cheminée ni diaphragme et 17 ne fermaient pas à clef.

Mesures prises à la suite de l'accident. Les exploitants ont été invités p, ann4iorer l'aérage dû interdire provisoirement tout travail dans les niveaux supérieurs ou niveaux de sOrtie d'air. 249

1875

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Puits Jabin .

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Soufflards ouverts par unnoup de minecii la .sole gune;,realeriee au ,cli,arbon. et, à, la

renoontru d'une faille,

Flamme

d'un coup de mine.

Un coup de mine ayant mis à découvert trois soufflards à la sole Circonstances de l'accident. d'une galerie au charbon et à la rencontre d'une petite faille, le gaz sortant de 'cos soufflards s'enflamma sans explosion. Le charbon du front de taille, qui avait commencé à brtiler, fut éteint sans difficulté. Il n'y eut personne d'atteint.

Remarques particulières.

Le chef de poste avait visité le chantier avant rallutqff du coup de

mine; il avait constaté l'absence du grisou entre les chapeaux des cadres.

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