Journal des Mines (1814, volume 36) [Image 85]

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sun LES ACdRIES DE RIVES

est Montmeillan , d'où elle arrive par l'Isère à IVIoirans ,

et de là par terre à Rives. La troisième espèce de fonte est celle de

Franche-Comté, noire et très-charbonnée. Au-

jourd'hui on trouve cette fonte trop chère à

Rives, et elle n'est plus employée que dans les

ET DU DEPARTEMENT DE L'Isi;nr.

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en parties égales, de fonte du Mont-Blanc et d'Allevard , et obtient de bons résultats. Enfin

on a réussi à faire de l'acier avec la fonte seule du Mont-Blanc, mais en modifiant le travail ; et c'est de cette modification que doit dépen-

aciéries de Vienne, où l'on fabrique, avec les

dre, pour chaque aciérie, le mélange le plus

reux, propre seulement aux instru mens ara-

Les hauts fourneaux du Mont-Blanc et de l'Isère, au nombre actuel de treize (dix dans le Mont-Blanc et trois dans l'Isère, non-compris Saint-G-ervais ) ne travaillent pas toute

gueuses de Pesme et Dampierre (Haute-Saône), -et des debris de vieille poterie , un acier fertoires. Les fontes de l'Isère et du Mont-Blanc, rendues aux aciéries de Rives , valent 32 francs le

quintal métrique, et 34 francs transportées à Vienne, où l'on n'en use que rarement à cause du prix plus bas , sur le bord du Rhône , des

fontes de Franche-Comté. Autrefois on tirait de l'excellente fonte - da fourneau de Saint-Gervais , maintenant converti

en fonderie de canons pour la marine. Nous

parlerons dans nos observations des hauts four-

neaux de la Grande-Chartreuse et de SaintLaurent, qui alimentaient les aciéries, il y a

peu.. d'années encore.

Le mélange généralement usité pour faire l'acier est de à -1 de fonte d'Allevard , et de !, de fonte du Mont-Blanc. Au reste, ce mélange peut varier beaucoup. La fonte du fourneau de Saint-Vincent ( Isère ) donne seule du bon acier. Il en serait de même de celle d'Aileyard, avec des précautions; mais celle-ci réussit mieux employée avec la précédente par moitié. La fonte blanche d'Epierre ( Mont-Blanc) peut se mêler à de fonte d'Allevard , et de fonte de Saint-Vincent. Un maître de forges se sert,

économique à rechercher.

l'année, par le défaut d'eau et de bois. Eu. ramenant à un terme moven leurs produits très-intermittens , on trouve qu'ils fournissent au moins annuellement 25,000 quintaux métriques de fonte. Ceci doit servir de base aux

calculs à faire sur l'extension que l'on peut

donner au produit actuel des fabriqu.es d'acier. §.

II. Des charbons.

La consommation annuelle d'une aciérie est d'environ et au plus 5,400 douzaines ou 2,700

quintaux métriques de charbon ( on nomme

douzaine un sac pesant .5 myriagrammes ) ; la

consommation totale et actuelle , en tenant

compte des chômages indiqués, est exactement de 48,590 quintaux métriques de charbon ; on tire ce charbon des communes environnantes, -à 12, i5, et jusqu'à 24 kilomètres de distance ; ces communes sont Boybon , Montfalcon Montrigaud , Dionay, , Saint-Etienne , Plan, Chatonnay, , Saint-Jean-de-Bournay,, Tara-

7/land, Cornette, etc. ; on en tire aussi des forêts nationales de Saint-Antoine et de la Svlve Bénite; on en extrayait encore, avant la