Journal des Mines (1812, volume 32) [Image 180]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

3/6 4

mi:mornr

M. Dufourny s'était même servi de cette disposition pour rapprocher ses vortex des our2. suis et des étoiles de mer dont les ambulacres sont toujours pour lés premiers , et les branches ou rayons, le plus souvent, pour les dernières , au nombre.de 5. M. Gillet-Laumont , inspecteur - général au Corps impérial des Mines , est le dernier naturaliste qui ait écrit sur la matière qui nous occupe. 11 a reconnu, le premier, que MM. de

Lamarck_ et Brard ne paraissaient avoir été dans le cas de parler que des noyaux des

pyrogonites , et non des coquilles elles-mêmes : il a observé que les spires ; qu'il nomme des torons, tournent de droite à gaziche ; ainsi que l'avait remarqué , avant lui , M. Dufourny Villiers. Mais il ne distingue pas avec autant de

précision, dans sa notice , la différence qui existe

entre les deux pèles ; il dit seulement que les spires sont presque toujours cassées vers l'un de ces pôles (1).

Après avoir exposé le précis des divers N'ôtes ou Mémoires, écrits jusqu'à ce jour sur le sujet

SUR LA GYROGONITE.

347

qui nous occupe, il me reste à faire connaître le fossile tel que je le conçois. Toutes les gyrogonites que j'ai observées m'ont paru peu différer de grosseur entre elles,

et avoir assez généralement celle de la tête

d'une épingle de moyenne force. Leur forme est sphéroïdale, et l'on distingue deux pôles, auxquels viennent aboutir cinq Inseaux presque demi-cylindriques, symmétriques et d'égale dimension

, tournant de droite à gauche, se touchant immédiatement par leurs côtés, et formant autour du sphéroïde un tour et demi ou un tour et de révolution. L'un de ces deux pôles paraît percé, et communique à l'intérieur avec une loge sphérique

assez spacieuse.

L'intervalle, ou plutôt l'épaisseur -comprise entre la surface extérieure et les parois de cette

cavité interne, présente cinq loges vides formant l'intérieur des cinq fuseaux , et se contournant-comme eux. L'un des pôles se termine simplement par la réunion des cinq fuseaux (fig. 1.'`

(i) C'est par erreur que le nom de M. Gillet-Laumont a été compris parmi.ceux des naturalistes qui n'avaient connu

que le noyau de la gyrogonite , dans l'extrait du présent Mémoire qui a été imprimé dans le no. 44 du Noue. Bull. de la Soc. philoin." , tom. 2, pag. 275. En faisant partit la Société de ses observations à cet égard,

il lui a fait -voir-plusieurs silex résinites venant du VertGalant , près de Vaujours , récoltés lors de l'ouverture du canal de l'Ourcq: dans cette partie, qui portaient à leur surface de petits corps blancs, creux et calcaires, composés de cinq fuseaux en relief il a dans sa collection un échantillon provenant du même lieu dont les cinq fuseaux se prolongent

(1).

en une espèce de bec ; et un autre du haut de la.forêt de Montmorency, dans une pierre siliceuse qui présente une empreinte très-nette de la rosette qui se trouve 4. l'autre extrémité, et que l'on rencontre très-rarement. (1) Ces figures ont déjà été publiées par M. Brongniart à qui je les avais communiquées avant de mettre la dernière main à mon 'travail, /Inn. du Mus., tom ..15 , pl. 23i fig. 1.2., à la suite de son Mémoire sur les terrains d'eau: douce., ainsi que dans le Noue. Bull, des Sciences, la Société philomathique de Paris tont. 2 11". 44 pl. 2

fig. 5, 'a, b, c.

>

,