Journal des Mines (1803-04, volume 15) [Image 38]

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TRAITIi 3iE3ÉMENTAIRE

DE PHYSIQUE.

de l'introduction au Traité dont nous donnons ici l'analyse"...

l'auteur compare l'affinité avec la pesanteur, et fait connaître comment on peut les ramener toutes les deux à un même principe, en adoptant cette idée heureuse du Cit. Laplace , qui consiste à supposer que les distances entre les molécules des corps soient incomparablement plus grandes que les diamètres de ces molécules. Plusieurs phénomènes , et entre autres Pextrême facilité avec laquelle les rayons de la lumière pénètrent les corps diaphanes dans toutes sortes de directions, viennent à l'appui de cette

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introduction qui est écrite avec cette élégance de style qu'il est si rare de trouver clans les ouvrages de ce genre. cc Si nous considérons , dit l'auteur, dans les corps des propriétés générales et permanentes, ou si les change), mens que. subissent ces corps sont passagers , en sorte n que la cause qui les a produits n'ait besoin que de dispa-

raître , pour que les corps retournent à, leur premier

état ; si , de plus , les lois qui déterminent les actions fi- réciproques des mêmes corps se propagent à des disn tances plus ou moins considérables , les résultats de nos observations restent dans le domaine de la physique. » Mais lorsque les phénomènes dépendent d'une action inD) time que les molécules des corps exercent les unes sur les autres , à des distances presqu'infiniment petites , et n en vertu de laquelle ces molécules se séparent, pour se ma

» réunir ensuite dans un ordre différent, et amener de.

nouvelles combinaisons ou de nouvelles propriétés , tude des phénomènes appartient à la chimie. Enfin , si » notre attention se tourne vers les êtres particuliers dont. n les uns jouissent de la vie et du mouvement spontané , » les autres vivent sans se mouvoir par eux-mêmes , et » d'autres n'ont qu'une structure sans organisation r, et si ?, notre but est de classer et de décrire ces êtres, le point n de vue qui s'offre à nous embrasse toute l'histoire natu» relie:, qui comprend seule trois sciences distinguées sous D.) les noms de zoologie, botanique , et minéralogie ». Nous allons maintenant exposer le plan que Pauteur s'est tracé', pour circonscrire la physique dans les limites indiquées par lé Luit de son ouvrage , et en donnant une idée de l'or-dre qu'il a suivi clans la distribution des. matières , nous énoncerons, autant qu'il nous seraposSible, ce qu'elles offrent de phis remarquable. T. Des proLe Cit. 11:aily expose d'abord les propriétes les plus nénéPriétes tes de ,plus eue- raies des corps , en commençant par celles qui tiennent plus près à la nature de ces êtres considérés comme de suasales des pi-es assemblages de particules matérielles: telles sont l'étencorps. Des due l'impénétrabilité et la divisibilité. Les autres propriépropriétés relatives à tés générales dépendent de certaines forces qui sollicitent les corps : telles sont, en particulier, la pesanteur et l'affinité. certaiues forces qui sollici tent les orps.

AFés avoir développé/les lois de la duite des corps

67 Comment l'affinité et la pesanteur peuvent être ramenées à un même prin, cipe.

théorie.

Le Cit. Haüy, à Poccasion de la pesanteur spécifique Pesanteur expose la méthode qui a été suivie dans la détermination spécifique. de l'unité de poids relative au nouveau système cintrique. A cet exposé se trouve joint un tableau abrégé du système Nouvelle unité de

pris dans son ensemble.

L'auteur, à l'égard de l'affinité , s'est attaché à donner

poids.

une idée de la théorie relative à l'un de ses résultats les plus De la cris-:, remarquables ; nous voulons parler de Parra.n,gement sy- tallisatiou, métrique des molécules d'une partie des corps naturels.

Cette belle théorie, dont le Cit. Haüy s'est si heureuse-

ment servi ,pour établir une liaison intime entre la géométrie et la minéralogie , et élever cette dernière science au plus haut degré de perfection , ne pouvaitrester, long-tems encore , étrangère au physicien. L'exposé des différentes connaissances, qui appartiennent proprement à la physique générale, est terminé par la considération d'une force particulière, savoir celle du cabri-.Dit caloque, qui balance plus ou moins l'effet de l'affinité , et sou- rique. vent finit par le détruire. Le Cit. na..ily s'occupe successiL veinent de l'équilibre du calorique 5 de la manière dont une partie de ce fluide se combine avec lei corps , tan,dis qu'une autre partie s'échappe , sous une forme rayonnsante ; de la chaleur spécifique ; des effets du Calorique polir dilater les corps, les faire passer de l'état de Solides à celui de liquidés, puis à celui de, fluides élastiques. L'auteur reprend ensuite ,plusieurs détails intéressarts, relatifs aux variations de volume dont les corps solides et les liquides sont susceptibles, et la partie de ces détails qui concernent les liquides, lui donne lieu d'exposer les Principes sur lesquels est fondé la construction du thérmometre. Du ther- mornètre,

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