Annales des Mines (1855, série 5, volume 8) [Image 221]

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ÉTABLISSEMENTS

D'AGORDO (HAUTEVÉNÉTIE)

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Le bois est en général le larix et exceptionnellement

Pour l'épuisement la mine est divisée en deux parties

le hêtre. On l'emploie en rondins écorcés ou en palplanches. Les galeries sont maintenues parfois seule-

séparées par l'étage San-Francisco. Les eaux de la

ment à l'aide de quelques buttes, plus souvent avec des cadres formés d'un chapeau et de deux montants sans semelle; le remblai qui forme le sol ne donnant lieu à aucune poussée. Cette disposition permet ensuite de les extraire complètement , comme je l'ai indiqué. On est parfois forcé de garnir la paroi de palplanches ou d'avoir des cadres jointifs. Enfin si l'on a à traverser des schlichs ou de vieux remblais on emploie le procédé du poussage. Les puits de communication sont ménagés de bas en haut à mesure que l'on remblaie. On dispose à cet effet des rondins en croix assemblés avec embrèvement et on entasse le remblai tout autour de manière à conserver un vide rectangulaire. Les matériaux de construction sont le calcaire résis-

partie supérieure s'écoulent naturellement par les deux galeries Saint-Antoine et Saint-François. Celles des étages inférieurs se rassemblent dans un puisard situé au bas du puits principal, d'où elles sont élevées jus-

qu'à la galerie San-Francisco par une machine hydraulique. Le moteur est une roue en dessus de 11-,5o, placée dans une chambre voisine du puits. L'eau lui est amenée par une voie supérieure; elle s'écoule ensuite par la galerie Saint-Antoine. Le système ordinaire de renvoi communique le mouvement aux maîtresses-tiges. Cellesci sont en chêne, de orn,15 de côté, assemblées en trait de Jupiter et frettées. Elles règnent jusqu'au fond, dans

un compartiment du puits principal, sur une hauteur de i o8 mètres. Au-dessous de l'étage Saint-François

tant, qu'on emploie en pierres de taille, et le schiste verdâtre à l'état de moellons. On les prend dans des

se trouvent vingt-deux répétitions de pompes. Chacune d'elles est double. Les pompes sont aspirantes. Le pis-

carrières voisines. Les galeries qui rejoignent le gîte et celles qui servent au roulage intérieur sont munies d'un

ton est à la Bramah avec clapet intérieur et garniture de cuir. Il est embranché sur les maîtresses-tiges qui

revêtement en pierres sèches. Elles ont pour section une ellipse complète, dont les axes sont de 1',20 et

sont continues. La hauteur d'une répétition est de 4 mètres. L'aspiration se fait sur 1-,6o ; la course est

im,80. Un plancher est disposé pour la circulation. Les pentes sont ménagées, pour égaliser à peu près l'effort de traction dans les deux sens. Le grand puits d'extraction est entièrement revêtu en pierres de taille. Sa section est une ellipse de 4 mètres sur 2,10. Il a une hauteur totale de 145 mètres dont un tiers se trouve dans le schiste et le reste dans la masse du minerai. Au fond et à deux niveaux intermédiaires sont ménagées des chambres pour le puisard et les recettes. La voûte en

de lm,20 et l'eau forme une colonne égale au-dessus du piston. L'effet utile de cet appareil est par jour de 165 mètres cubes d'eau élevés à une hauteur de

est elliptique et de révolution, soutenue par quatre colonnes sur le bord du puits.

Épuisement.

68 mètres.

Pour l'aérage il faut aussi distinguer les deux portions situées de part et d'autre de l'étage San-Francisco. La partie supérieure est ventilée naturellement en vertu de la différence de niveau d'environ ioo mètres qui existe au-dessus de la galerie d'écoulement. Pour les étages inférieurs on n'a pas de moyen régulier de ventilation. Cependant l'air n'y est pas malsain. La Tom VIII, 1855.

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AC,rage.