Annales des Mines (1848, série 4, volume 14) [Image 214]

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SUR LA 13AÏERINE

veau et repris par l'eau. On a enfin précipité le manganèse par une dissolution bouillante de carbonate de potasse. Le précipité calciné a donné de

l'oxyde rouge de manganèse (Mn Mn), dont le poids a servi à évaluer la proportion d'oxyde manganeux contenue dans le minéral. L'oxyde de fer séparé de la dissolution acétique a été dissous dans l'acide chlorhydrique et préci-

pité par l'ammoniaque, à l'état d'oxyde ferrique. La proportion de cet oxyde a servi à évaluer la quantité d'oxyde ferreux existant dans le minéral. En résumé, l'analyse a donné Échantillons à cassure lisse el éclatante. Acides pélopique? niobique? Oxyde ferreux. Oxyde manganeux.

3` anal. moyenne.

I" analyse.

2< anal.

0,7844 0,1496 0,0652

0,7888 0,1404 0,0783

0,7890 0,1450 0,0715

0.7874 0,1450 0,0717

0,9992

1,0075

1,0055

1,0041

Échantillon à cassure terne. Acide pélopique ? niobique? Oxyde ferreux. . Oxyde manganeux. . .

0,7792 0,1456 0,0819 1,0067

Ces analyses s'accordent bien avec celles que l'on possède déjà sur le tantalite de Bavière. Les caractères de ces substances trouvées dans deux gîtes si éloignés l'un de l'autre, montrent qu'elles doivent bien constituer une seule et même espèce bien distincte des usinerais tantalifères propre-

ment dits. je ne pourrais, quant à présent, leur assigner une formule. On sait qu'un travail important a été entrepris sur le tantalite de Bavière par M. G. Rose, qui, le premier, y a signalé la pré

DE LA DAUTE-VIENNE.

427 sence de deux nouveaux corps simples : le niobium et le pélopium. C'est à ce savant professeur

qu'il est réservé de nous faire connaître l'équivalent

des acides niobique et pélopicpse, ainsi que les méthodes convenables pour obtenir ces acides à l'état de pureté. Je rue bornerai à exposer ici les caractères que j'ai observés sur la matière désignée dans mes analyses sous les noms d'acide pélopique et niobique, qui entre pour 0,79 environ dans le nouveau minéral de la Haute-Vienne, et qui y joue le rôle d'acide vis-à-vis des oxydes ferreux et manganeux. A l'état d'hydrate humide et récemment précipité, cette matière se dissout aisément dans la potasse caustique : les aCides nitrique, chlorhydrique et sulfurique la précipitent de cette disso-

lution. Elle se dissout également bien dans l'acide oxa-

lique; mais il ne m'a pas paru qu'il se formât dans ce cas, une combinaison définie entre ces différents corps. Si l'on abandonne à l'évaporation

spontanée une pareille dissolution, il se dépose des cristaux très-nets d'acide oxalique pur, et il reste une liqueur gommeuse qui se dessèche sans cristalliser. J'ai observé le même fait avec l'hydrate d'acide titanique. Cette matière, préalablement desséchée au con-

tact de l'air, à une température de 500 degrés, présente le phénomène d'incandescence lorsqu'on la fait rougir clans un creuset de platine; elle se

resserre alors notablement, conserve sa couleur blanche en prenant un éclat gras et luisant. Chauffée au rougellanc dans un courant d'hydrogène sec, elle se resserre davantage et prend une couleur noire éclatante : si on la triture alors