Annales des Mines (1848, série 4, volume 13) [Image 12]

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INTRODUCTION.

employées pour traiter les minerais au moyen du feu; les fondants et les réactifs de tout genre » mis en présence des minerais et des métaux; les fourneaux qui servent à fondre les minerais les plus réfractaires et à porter les métaux à un si haut degré de pureté lls présentent une multitude innombrable de secrets inconnus du

Voulant surtout démontrer qu'il convient de perfectionner les méthodes d'observation, pour por-

monde savant, mais familiers aux forgerons, aux fondeurs et autres ouvriers de même sorte, race méprisée, cachée en quelque sorte à la lumière

du jour, pareille aux cyclopes par ses visages noircis et de laquelle il semblerait qu'on ne doit attendre rien d'exact ni d'ingénieux. Mais leur science uniquement pratique est fondée sur l'expérience et sur des faits bien constatés; en quoi elle mérite d'être préférée ou tout au moins

égalée à beaucoup de sciences. Tout en effet s'y vérifie par l'opération même ; d'où il suit qu'ony peut trouver plus que partout ailleurs des vues claires et certaines sur divers phénomènes naturels, surtout si la métallurgie entre' en mariage avec la chimie, et si les deux sciences joignant leurs mains amies, marchent toutes deux vers le même but.))

En extrayant des faits que j'ai recueillis sur

La description de

fonderies

gapois fournit ensemble des arts métallurgiques, pour la publier beaucoup de preuves à l'appui

immédiatement, cette description des procédés

de Galles, je me suis proposé surtout d'offrir à l'industrie et au commerce des indications qui me paraissent avoir de l'opportunité, et incidemment d'établir, au moyen d'un exemple particulier, les vues générales dont j'ai dû seulement donner ici l'aperçu, me réservant de les exposer ailleurs d'une manière plus complète.

de ces vues gé- du pays nérales.

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INTRODUCTION.

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ter la métallurgie au rang distingué que j'entrevois pour elle au milieu des connaissances humaines, j'ai pensé qu'il ne fallait pas se borner à présenter ces généralités; qu'en pareille circonstance, le meilleur moyen de déterminer les con-

victions est de faire toucher une fois, pour un cas particulier, le but que l'on signale, et de prouver que ce but peut toujours être atteint par un observateur zélé.

Parmi les méthodes métallurgiques que j'ai étudiées, celle du pays de Galles m'a paru plus que toute autre convenir, sous ce dernier rapport,

à l'objet que j'avais en vue : la situation de ces ateliers dans un pays étranger, les habitudes connues de l'industrie anglaise en ce qui concerne la divulgation des procédés industriels, opposent ici à l'observation des phénomènes toutes les difficultés que le Métallurgiste peut redouter. Les fonderies de cette contrée élaborent des minerais incomparablement plus variés que ceux dont on dispose ailleurs; les procédés qu'on y emploie offrent par leur multiplicité , par la complication de leurs détails et par l'irrégularité de leur enchaînement, dés difficultés d'étude (1) qui se trou(1) G. Jars, l'un des fondateurs de l'Ecole française de métallurgie, qui vers le milieu du dernier siècle, parcourut avec un si grand dévouement scientifique, les principaux districts de l'Europe où se fabriquaient les métaux,

ne manqua pas d'énulier le Cornouailles et le pays de

Galles. Il ne put parvenir, malgré son zèle, à approfondir les détails, ni à embrasser l'ensemble de la inéthode galloise, à une époque où elle n'était point encore compliquée par 1 importation des minerais étrangers. On voit cependant très-clairement, par la description imparfaite