Annales des Mines (1847, série 4, volume 11) [Image 74]

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EXPLOSION D'UN CYLINDRE A AIR COMPRIMÉ.

l'accident? Je n'oserais l'affirmer. Mais il pourrait

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bien se faire que des eaux, résultant de la fonte de la neige et de la glace qui entouraient les piliers, se soient infiltrées jusqu'aux fondations de

RAPPORT

ceux-ci, qu'elles aient détrempé la couche de terre

marneuse qui les supporte et que cela ait déterminé l'affaissement vertical , cause probable de l'accident. Quoi qu'il en soit de l'explication à laquelle il convient de s'arrêter, quant à la fracture du couvercle, je pense, avec M. l'ingénieur Comte, que si ce couvercle avait été en forte tôle il eût résisté. Il n'est donc pas permis de s'en prendre au procédé de l'air comprimé du malheureux et déplo-

rable accident qui vient d'arriver, pas plus qu'il ne serait juste de condamner l'emploi dans l'industrie des chaudières à vapeur, parce que l'absence des précautions recommandées ou quelque cause imprévue vient parfois déterminer une explosion de chaudière, presque toujours funeste dans se.s. résultats.

L'on pensait ici avoir une garantie suffisante contre tout accident dans la résistance d'une fonte

très-épaisse et de bonne qualité. Les prévisions Ont malheureusement été trompées. Adoptant les conclusions auxquelles est arrivé

M. Comte, j'ai, en envoyant à M. le préfet du Nord une expédition du rapport de cet ingénieur,

proposé à ce magistrat de prendre un arrêté en vertu duquel, en cas de reprise par-la compagnie de Douchy de l'avaleresse de la Naville par le procédé de l'air comprimé cette société devra lui soumettre à l'avance son projet appuyé de plans et dessins explicatifs de son procédé, pour que ce projet soit étudié par les ingénieurs et approuvé par RI, le préfet du Nord.

Ait à la commission centrale des machines à vapeur, dans la séance du 3juillet 1846, concernant une série d'expériences suries moyens de brider ou de prévenir la fumée des foyers oit l'on brille de la houille; Par M. COMBES, ingénieur en chef des mines.

Les expériences dont j'ai à rendre compte dans

cette séance, ont été commencées en 184; elles furent provoquées par une lettre adressée en 1843, par M. le préfet de la Loire, à MM. les ministres

de l'agriculture et du commerce, et des travaux publics. M. le préfet exposait les inconvénients résultant, pour les fabriques de rubans de la Ville de Saint-Etienne et de ses environs, de la proximité des usines métallurgiques et des machines à vapeur qui produisent une épaisse fumée; les difficul tés q n'avaient toujoursrencontrées les ad ministrateurs du département de la Loire, pou rappliquer les dispositions du décret du 15 octobre 1810, de manière à concilier les intérêts des fabricants de rubans

avec les exigences des industries qui consomment de grandes quantités de houille, et l'impossibilité absolue qu'il y avait aujourd'hui de tenir les usines écartées des fabriques de rubans. 11 demandait en conséquence que l'administration s'occupât sérieusement de chercher un autre moyen de protéger

l'industrie rubanière, et proposait, à cet effet d'envoyer en Angleterre une personne compétente

pour étudier les moyens qui avaient été mis en pratique avec succès dans ce pays depuis quelques années, pour prévenir la fumée.

Exposé préliminaire,