Annales des Mines (1841, série 3, volume 19) [Image 356]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

SUBSTANCES MINÉRALES.

706

chaux carbonatée spathique, de chlorite, de prénhite. Il est souvent 'disséminé dans les masses fibreuses de ce dernier minéral ou déposé sur ses

rognons. C'est M. Greenock qui l'a le premier

signalé comme une substance nouvelle. Il est en petits cristaux qui sont ordinairement

des prismes à six pans, terminés par des pyramides à six faces. Sa couleur varie du jaune de miel au rouge orangé-Son lustre est brillant, résineux et se rapproche de celui da diamant. Il est translucide et assez dur; sa p. sq. est de 4,8.

Lorsqu'on le chauffe, il décrépite et devient ronge, mais il reprend sa couleur jaune en refroidissant. A l'état pulvérulent, il se dissout aisément dans l'acide hydrochlorique , avec dégagement d'hydrogène sulfuré. Une analyse .faite sur 3 grammes 71 a fait voir que c'est le sulfure de cadmium composé de Cadmium.. . Soufre. . . .

. .

0,7759 0,2244

exempt de zinc et contenant seulement une trace de fer.

71. Sur le minerai de MERCURE et d'ARSENIC de Huanca- rélica au Pérou; par M. P. Berthier.

Les mines de mercure de lluanca-Velica sont connues depuis longtemps, mais on n'en a pasil ehdore de description détaillée et exacte, et paraît d'ailleurs que jusqu'à présent elles n'ont donné que de très-faibles produits ; une masse considérable d'échantillons variés envoyés récemment en France, permet du moins de reconnaître

EXTRAITS.

'207.

la nature du minerai. Cette notion, qui manquait aux exploitants, leur sera, je pense, utile, et les mettra sur la voie pour trouver le moyen de tirer parti

d'une variété de minerai qu'ils délaissent aujourd'hui, quoiqu'elle soit plus riche que toutes les autres. La roche qui constitue la masse principale du

gîte mercuriel de Huanca - Vélica est un grès composé de très-petits grains de quartz hyalin assez faiblement agglutinés entre eux. Cette roche a une légère teinte grise qu'elle doit au mélange d'une petite quantité d'argile, et l'on y dis-

tingue en outre çà et là quelques parcelles de

mica argentin en paillettes extrêmement menues. On fait deux classes du minerai : 10 le minerai ordinaire, et 2° le minerai rouge. 10 Le minerai ordinaire, qui fait actuellement l'objet principal de l'exploitation, n'est autre chose que le grès dont il vient d'être question, mais dans lequel se trouvent disséminés çà et là, et en très-

petites parties, du cinabre, reconnaissable à sa couleur rouge violacée, et des pyrites de fer. Ces pyrites sont très-efflorescentes : de là vient que les morceaux de minerai exhalent une odeur sensiblement vitriolique, et qu'ils se recouvrentpromptement à l'air d'un enduit pulvérulent d'un jaune ver-

dâtre pâle. Cet enduit se dissout en totalité dans l'acide muriatique et n'est autre chose que du sulfate de fer. Quand on chauffe le minerai dans une cornue

de verre, il s'en dégage promptement une petite quantité de cinabre, qui se dépose dans le col sous

forme d'une pellicule d'un brun noir, et il passe en même temps une quantité notable de mercure métallique. Il est probable que ce mercure résulte de la réduction d'une portion du cinabre en vaTome XIX, z841. 46