Annales des Mines (1841, série 3, volume 19) [Image 165]

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32.2

THÉORIES DE LA. CÉMENTATION

phénomènes qui, depuis un temps immémorial, sont mis à profit dans les ateliers. 8. Arrliceion Je compléterai cependant ce chapitre par quelde la théorie préques exemples empruntés aux arts métallurgiques cédente à sieurs eemples. les plus usuels. Renonçant, par les motifs que je viens d'exposer, à donner une explication complète des phénomènes, je laisserai à dessein de côté la discussion des faits spéciaux à chaque art. Je m'attacherai seulement à prouver que les vues générales exposées précédemment sont applicables

à tous les fourneaux à courant d'air forcé. Je m'appliquerai aussi à mettre en relief la variété des moyens employés, suivant les cas, d'une part pour mettre à profit la chaleur et l'oxyde de car-

bone, et de l'autre pour soustraire les produits élaborés sous l'influence de ces agents dans la

zone réductive , à l'influence contraire de la zone oxydante. Enfin cette analyse sommaire de plusieurs arts me donnera occasion de mettre en évidence ces associations remarquables de moyens simples et d'effets compliqués que je viens de si-

gnaler comme le caractère distinctif des arts industriels.

_Foyers pyrénéens. Le problème qu'il s'agit de résoudre dans la première partie du procédé métallurg,ique , connu sous le nom impropre de méthode catalane, consiste essentiellement à convertir , dans un espace très-circonscrit, le minerai de fer oxydé, en fer métallique, et à soumettre à une température élevée, pour les 10

29. Foyers pyrénéens.

é tirer en barres, les masses informes de fer brut, pro-

duites dans une opération précédente. Le croquis (fig. 9) indique la solution à laquelle on est par'venu aujourd'hui dans le département de l'Ariége.

ET DES FOURNEAUX A revÈREs.

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Le minerai à traiter en une opération est partagé en deux parties : l'une, composée de mord'un crible de la ceaux débarrassés au moyen poussière et des menus fragments, est placée en mm, et séparée du combustible chargé en cc par aa, de plusieurs couches soigneusement battues l'autre, réfraisil humecté et de charbon menu ; tiers et duite en poussière, formant au moins le fortequelquefois la moitié de la masse totale, et ment humectée d'eau, est chargée successivement, de par petites portions, pendant toute la durée couches la réduction du minerai m : ces petites m'in! de minerai, stratifiées avec le charbon de bois c, descendent en même temps que ce charbon s'affaisse par la combustion qui a lieu constamfj, ment devant la tuyère. Les massiaux de fer brutl'essont placés au-dessus de la tuyère T, dans et la ni pace disponible compris entre le mineraiquantité varme y. On projette par la tuyère une moyenne de 7 kilog. d'air par minute environ, avec une pression qui, évaluée par la hauteur cl une colonne de mercure, varie, selon le degré d'avancement de l'opération, entre om,o4 et om,o8. La chaleur dégagée par la combustion est employée en partie à échauffer par contact et par rayonnement les massiauxif et en partie entrai, née par les gaz que cette combustion produit. L'air projeté de haut en bas circule dans les charbons incandescents tout le temps nécessaire suite de cette pour perdre sa vitesse initiale ; par

disposition, l'oxygène atmosphérique est déjà con-

verti en oxyde de carbone lorsque les gaz sont chassés au travers du minerai mm par le courant que ne cesse de projeter la tuyère. L'oxyde de carbone sort du foyer en traversant le minerai mm,