Longue lettre de Louis Agassiz à Elie de Beaumont.Mention de Bey Delessert, d’Humboldt, de Buch, de Michelin. Envoi de fossiles et de manuscrits imprimés (A l’intérieur de la même écriture, feuilles sur les glaciers) [Image 6]

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[2 lignes barrées] un espace de 5m09. Une autre conséquence qui découle de ces observations et qui est pleinement confirmée par les observations faites au grand glacier, c'est que le mouvement soit ralentit [1 mot barré] de moitié depuis le mois de septembre, d'où je conclus avec M Agassiz que les glaciers sont au maximum de leur accélération en été, et que leur mouvement est très faible en hyver. Si [4 mots barrés] toutefois ils ne sont pas stationnaires. Mais le fait que ces glaciers latéraux à forte pente cheminent beaucoup plus lentement que le glacier principal, dont la pente est très faible (4 à 6°) ne s'explique-t-il pas la position particulière des deux glaciers en question ? Comme ils atteignent l'un et l'autre le grand glacier ne doit on pas admettre que celui-ci les retarde, en faisant barrage devant leur extrémité de même qu'une grande rivière retarde plus ou moins le cours de ses affluents ? Prévoyant cette objection, j'ai eu soin de répéter l'expérience sur deux glaciers latéraux de la rive gauche qui n'atteignent pas le grand glacier ; ce sont le glacier antérieur du Trift qui aboutit à peu près au-dessus du Pavillon [1 mot barré] à une hauteur absolue de 2600 mètres (700 mètres au dessus du glacier) ; et le glacier postérieur du Trift qui aboutit en face de l'Hôtel des Neuchatelois à 300 mètres de hauteur (500 mètres au-dessus du glacier). J'alignai trois pieux sur le glacier antérieur à une distance de 20 mètres de l'extrémité, en un endroit où le glacier est entièrement libre sur les côtés et où la pente, après avoir été assez douce, devient tout à coup très raide (28° en moyenne). Le peu d'élévation des rives m'empêcha de faire une seconde section plus haut. Or pendant vingt deux jours (du 14 août au 4 septb) le maximum de l'avancement (au pieu de gauche) a été de 1m11 soit de 55 millimètres par jour, par conséquent moindre qu'au glacier de Grünberg, et cependant aucun obstacle ne s'opposait à sa progression. Au glacier postérieur du Trift, je pus établir deux stations, la première d'un seul pieu, près de l'issue du glacier, en un endroit