Annales des Mines (1833, série 3, volume 4) [Image 258]

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EMPLOI DE L'AIR CHAUD

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ETC.

les cours d'eau sont à peine suffisans pendant l'été pour fournir la quantité d'air nécessaire à la consommation des fourneaux à fer. III. La température de l'air projeté dans le fourneau de Wasseralfingen, a été portée constamment à 165° R. 85), et souvent jusqu'à 21o°, sans qu'on ait reconnu .de limites à l'effet produit par l'élévation de la température. M. Gueymard a observé, de son côté, que la production de la fonte n'était pas augmentée par une temérature de l'air au-dessus de 1300 R. A Wasseralfingen, avec de l'air chauffé à une température variable de 165 à 2io R. , pour produire i.000 kil, de fonte, on a brêlé 1.13o kil, de charbon, an lieu de 1.740 kil, que l'on brùlait avec de l'air froid ;la production par semaine a été portée de 527 quint. du pays, à 734 quint. = 357 quint. métriques. A Rioupéroux , avec de l'air chauffé à 1300 R., on a consommé, pour ioo kil, de fonte, 1.27o kil. de charbon de bois tendre, au lieu de 1.61o. Les différences entre les résultats obtenus dans ces four-

neaux, ne sont pas considérables. On remarquera que, dans l'un comme dans l'autre, la quantité de charbon

consommée en vingt-quatre heures n'a pas augmenté; mais qu'elle a porté beaucoup plus de minerai avec l'air chaud, et que le produit journalier en fonte , ou celui rapporté au millier de kilogr. de charbon- consommé , ont reçu, par

l'émploi de l'air chaud, un accroissement très-notable. A. G.

PUITS ARTÉSIENS. Notice sur quelques phénomènes qui ont accompagné le percement de puits artésiens dans

le département des Pyrénées-Orientales, et aux environs de Conegliano (royaume lombarclo-vénitien).

Par M. HÉRICART DE THURY , ingénieur en eller des mines.

Puits artésiens des Pyrénées-Orientales. Après m'avoir consulté sur la possibilité de

percer avec succès des puits artésiens dans le département des Pyrénées-Orientales ,la société d'agriculture de ce département , d'après ma réponse

favorable, et sur la proposition de rd. Jaubert de Passa, se décida à faire l'acquisition d'une sonde de fontainier-mineur.

Un premier sondage percé, entre Thuir et

Perpignan, à 42 mètres de profondeur, en vingtsix jours, fit surgir avec impétuosité une source jaillissante, abondante, et d'excellente qualité, qui prit son niveau à orn,5o au-dessus de la surface du sol : la dépense totale ne s'était élevée qu'à 600 francs.

Sondage

entre Thui, et Perpignan.

Stimulée par ce premier succès, la ville de A Perpignan, Perpignan se décida à faire un puits foré sur la place Royale; malheureusement l'opération fut mal dirigée , et le puits fut manqué par la faute des ouvriers.

On entreprit, sans plus de succès, de percer Au bord de

un autre puits sur la rive droite du Tech, auméditermnée. bord de la mer, dans un fond de tuf et de sable