Annales des Mines (1832, série 3, volume 1) [Image 144]

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RÉUNION DU PYROXÈNE

ET DE L'AMPHIBOLE.

mitive. Il est vrai qu'elles appartiennent au même

exacts sur lesquels le professeur Weiss a récem-

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système cristallin, dont la base est le prisme rhomboïdal; pour l'amphibole, les deux angles de ce prisme, dont les valeurs sont 124°34' et 55'26' d'après Haüy, sont très - inégaux ; tandis qu'ils diffèrent peu l'un de l'autre dans le pyroxène, leurs valeurs étant de 87'42' et de 92018' d'après le même auteur. Dans la structure intérieure il existe une différence analogue à celle de la forme extérieure. L'amphibole présente des clivages très- distincts parallèlement aux faces M

(fig. 1, pl. 'LX.), et des clivages imparfaits parallèlement aux faces x et aux troncatures des arêtes obtuses latérales ii(r). Dans le pyroxène , les clivages n'atteignent jamais la netteté du clivage le plus facile de f am-

phibole; généralement ils sont in terrompus, 1 e pl us parfait est parallèle aux faces M ,fig. 2, et celui des

Lices I et r l'est moins : toutefois, sous ce rapport, les variétés de pyroxène diffèrent entre elles. La différence des formes cristallines de l'amphibole et du pyroxène est si sensible que déjà Werner, quoiqu'il ne mesurât pas les cristaux, avait fait du pyroxène une espèce minérale particulière et distincte de l'amphibole et de la tourmaline, minéraux qui étaient alors réunis sous le nom de Short. Haüy a confirmé cette distinction en déterminant exactement les élémens cristallographiques, et jusqu'à présent elle a toujours été adoptée. Quoi qu'il en soit, il existe, entre les formes cristallines des deux substances, des rapports M

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représente l'arête (l'intersection des faces M.

ment appelé l'attention des minéralogistes. Les incidences de la base P de l'amphibole sur farête antérieure M ' et de l' arête sur rarête postérieure sont toutes deux de 104° 57', et dif-

fèrent peu de l'angle de io6° 6' que forment entre elles, dans le pyroxène, l'arête -s du biseau, et la face r. De plus, si l'on double la tangente de l'angle aigu de 43° 51', moitié de celui que compren-

nent les faces latérales du pyroxène, l'angle cor-

respondant à cette nouvelle tangente est de 62° 24', et le double de cet angle, ou 124° 48', approche beaucoup de celui de 124° 34' qui, d'après Haüy , est l'angle obtus compris entre les faces latérales de l'amphibole. Ainsi l'arête latérale obtuse de l'amphibole se comporte, relativement aux bases , comme l'arête latérale aiguë du pyroxène. Des rapports analogues existent entre les faces s du pyroxène et r de l'amphibole; car, en doublant la tangente de l'angle de 6o° qui est la moitié de celui que font entre elles les faces s du py-

roxène, on obtient un angle de 73° 54', et le double, ou 147° 48', diffère peu de l'incidence des faces r l'une sur l'autre.

Les différences disparaissent presque entièrement lorsqu'on prend les nouvelles mesures dé-

terminées avec le goniomètre à réflexion. L'angle compris entre les faces verticales est de 124° 31' pour l'amphibole (i), selon Mitscherlich, et de (1). La mesure a été prise sur un amphibole brun ou actinote d'Aker, en Suède.