Annales des Mines (1828, série 2, volume 3) [Image 207]

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SUR LA. RÉSISTANCE DE L'AIR

long Pour la moyenne. Pour la petite.

DANS DES TUYAUX DE CONDUITE.

5 ,8o ,8o

Manomètres.

gnes et dixièmes de ligne, on avait ensuite à doubler ce nombre et à le convertir en

ainsi, à un dixième de ligne porté sur

les notes correspondaient o,451 millim.

16. Les manomètres dont nous nous servions pour mesurer la force élastique de l'air, tant dans

la trompe que dans les conduites, étaient des tubes de verre doublement recourbés, et dans

lesquels on introduisait habituellement du mercure et quelquefois de l'eau : ils étaient enchâssés dans des morceaux de bois demi-cylindriques, ainsi qu'on le voit dans la fig. 3. Un autre demi-cylindre, tenant au premier par des charnières, recouvrait à volonté le tube : l'instrument, ainsi fermé, était facile à transporter, et à l'abri des accidens. Le bout de la monture en bois, renfermant la partie du tube destinée à être introduite dans le réservoir à vent, était conique et garnie tantôt d'étoupes, tantôt de peau, pour que l'air ne s'échappât pas entre l'instrument et les parois de l'ouverture qui le recevait. Quelques-unes des viroles de la conduite s'étant trouYées trop petites pour recevoir le bout de nos manomètres, nous ayons été obligés de les y adapter avec des manchettes en peau. L'échelle des manomètres était en lignes ( le millimètre présentait une division moins cornm ode, à cause de sa petitesse ) : h la vue simple, nous divisions assez exactement la ligne en dixièmes. Nos tubes étant bien calibrés, nous nous bornions à observer le mercure dans la branche où il montait, et à noter son élévation au-dessus du zéro : de sorte que nos notes originales, donnant pour les hauteurs manométriques des li-

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CHAPITRE II. DES EXPÉRIENCES.

Disons d'abord en quoi consistaient les expé-

riences et la manière dont nous les faisions

nous rapporterons ensuite leurs différentes sortes , et nous terminerons par examiner les erreurs que nous pouvons avoir commises en les faisant.

Chaque expérience avait pour objet immédiat de constater la différence entre les hauteurs de deux manomètres, dont l'un serait placé au com men cernent et l'autre vers la fin de la conduite, et cela dans les différentes circonstances de longueur, d'orifice, de quantité d'eau motrice, etc., que pouvaient présenter les conduites. Voici comment nous y procédions. Manière de procéder.

17. Le conducteur des travaux commençait par vérifier si tout était en ordre, prise d'eau, vanne, trompe, conduite, etc. Lorsque tout était prêt, que nos manomètres étaient garnis et comparés, nous en plaçions un sur le fond supérieur de la tonne de la trompe. M. Marrot se char-geait du soin de l'observer, et il s'en est acquitté avec une exactitude et une-intelligence rares, malgré la gêne dela position où il fallait qu'il se tînt. Le conducteur et moi avions à disposer_ et à ob-

server celui qui était à.l'extrémité de la con-,