Annales des Mines (1828, série 2, volume 3) [Image 40]

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78.

RÉDUCTION DES SCORIES DE FONTE

une partie est restée attachée aux parois du four.

AUX FOURS A RÉVERBÉRE.

79 9. L'essai précédent n'ayant pas réussi, on a

Pour calculer le résultat, on a considéré que

de nouveau conduit l'opération eP trois épo-

600 livres de brocailles, contenant o,o35 de sable formant croûte à la surface, représentent 579 livres de fonte, qui, retranchées des 757 livres ob-

'ne forçât pas à couler trop tôt, ou a augmenté la quantité de poussier de charbon. On a chargé

tenues, donnent 178 livres pour le fer provenant des scories de forges, ou 0,296 du poids de ces scories. L'opération a duré 24 heures, et consommé 18 quintaux de houille, indépendamment de celle consommée pour l'échauffement du four. La sole était en bon état. Après ce petit nombre d'essais, on a cru avoir

des données suffisantes sur le traitement des scories de forges au four à réverbère ; on s'est

dès-lors occupé des minerais. Essais sur la réduction des nzinérais. Les minérais étant plus facilement réductibles que les scories, on a tenté d'opérer la réduction en un seul coup de feu.

1. Le four étant chauffé à la température de f 46°, on a chargé le mélange suivant : 5oo livres

de minérais grillés et concassés, ioo de carbonate de chaux, et 4 ppp. de poussier de charbon ; la chaux a été remplacée par le carbonate, parce que celui-ci est plus propre à la réduction des oxides, à cause de son acide carbonique, qui se transforme en gaz oxide de carbone, corps éminemment réductif. Le chargement fait, on a poussé le feu jusqu'à fusion parfaite ; il a fallu 9 heures pour l'opérer. On a alors percé; l'a matière a coulé comme de l'eau, et il n'est resté sur la sole que quelques grains de métal si petits et si éparpillés, qu'on n'a pas pu les recueillir ; les scories ont cristallisé,. elles étaient très-lourdes.

ques, et afin que l'extrême fluidité de la matière le mélange suivant : 600 livres de minérai, tao de calcaire, et 6 ppp. de poussier de charbon. L'en-

croûtement a duré 14', la réduction 20 heures, et la fusion 3 heures 46' ; il y a eu dégagement extraordinaire de calorique , bouillonnement dans la masse, et jets de flamme. A la percée, les scories ont coulé chaudes, mais plus tenaces que les précédentes. Il est resté sur la sole une masse granuleuse de fer, assez semblable, pour le grain et la couleur, au fine-metal, se rapprochant par conséquent de l'acier. Cette masse a pesé 127 li-

vres , ou 0,21 du minérai. Les scories sont devenues vitreuses et d'un noir tirant sur le vert. L'opération a duré 24 heures et elle a consommé 20 quintaux de houille. 3. On a cherché à s'expliquer la formation d'un fer point ou peu carburé, malgré l'éléva-

tion de la température et la présence du carbone en quantité convenable pour donner nais-

sance à la fonte. On a pensé que cela tenait à l'inégale répartition de la chaleur dans la niasse; que la température n'était très-élevée qu'a la surLice et à une faible profondeur; que là seulement il devait se former de la fonte grise, et peu t-étre de la fonte blanche un peu plus profondément; que, dans l'intérieur de lamasse, la température, assez

élevée pour décider la réduction de l'oxide, ne l'était pas assez pour produire la combinaison du fer avec le carbone; qu'il ne devait donc s'y former que du fer, qui, lors de la fusion , venant