Annales des Mines (1832, série 3, volume 2) [Image 229]

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MINES DE CHAH BON 454 rieurs à ceux-ci : c'est surtout la valeur du menu qui présente de grandes variations.

Pérat supérieur..

.

.

Pérat de bonne qualité. Chapelet. . . id. . . Grèle . . . . id. . . Menu supérieur.. . . Menu de bonne qualité. .

Destination des divers charbons

fr. 1 , 70 C.

fr.

fr.

1 , 15

à à

o , 6o o , 70 o , 4o

à

i , 25 c. Moyenne. 1,20 C. Id. 1,00 0,95 o , 50 Id. .o , So

à

o , 5o

0,90

Id.

0 , 45

Le Pérat le Chapelet et le Grèle sont princi palement consommés sur les lieux pour le chauffage domestique et les fours à réverbère. Le menu est employé à l'entretien des machines à vapeur et à la fabrication du coke pour les hauts-fourneaux. Il s'en exporte une grande quantité par la Loire (1). Les dernières expéditions annuelles ont ainsi varié de 7oo.000 à i.o6o.000 quint. mét. A Paris, la houille de Saint-Etienne ne vient presque qu'à l'état de menu , principalement pour l'usage des forges maréchales. Elle a été d'abord employée exclusivement pour la fabrication du gaz. Aujourd'hui le Fiénu lui est préféré pour cet usage. 11 en vient quelques bateaux de gros qui sont destinés, soit aux usines à gaz, soit à quelques fours à réverbère, soit aux fondeurs qui ont besoin d'un coke très-pur. Presque toujours le charbon de Saint-Etienne lorsqu'il arrive à Paris, est mélangé de schiste soit qu'il en contienne au départ , soit qu'on l'ait associé pendant le voyage au charbon d'Auvergne , qui est très-mal trié. ,

(i) On envoie en ce moment , par la voie de terre , un peu de gros de Saint-Etienne à Lyon et dans la vallée du Rhône. Le chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon va ouvrir un important débouché aux exploitations de Saint-Etienne. Grâce à cette voie économique, ils se répandront dans les bassins du Rhône et de la Saône en

QUI APPROVISIONNENT PARIS.

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Les charbons sont conduits aux ports d'Andrezieux et de Saint-Just, où ils sont livrés à la navigation Mtermittente de la Loire. Ce fleuve n'est ri` avigable que par des crues subites à la suite des grandes pluies ou des orages qui éclatent dans les

montagnes de la Haute-Loire et de l'Ardèche. Au-dessus de Roanne , son cours est hérissé de dangers, interrompu par des bancs de sable et des cataractes, bordé souvent de rochers à pic. On ne peut le parcourir que par des hauteurs d'eau moyennes, aussi n'y compte-t-on que 6o

jours environ de navigation effective.

Au-dessous de Roanne la navigation est fort incertaine , mais elle cesse d'être aussi périlleuse. A Briare, les charbons entrent dans le canal qui porte ce nom ; de là ils passent dans celui de Loing qui débouche dans la Seine à Moret. Ils suivent ce dernier fleuve jusqu'à Charenton , où ils restent jusqu'à ce que les besoins de la consommation les appellent à Paris ; le voyage dure ainsi 25 jours au moins, et quelquefois 3 à 4 mois.

Les bateaux employés à ces transports ne remontent pas la Loire. Ils sont déchirés en route concurrence avec ceux de Rive de Gier; et en effet, admettant que les premiers aient à parcourir de plus que les seconds 3o kil. (la distance des deux villes n'est

que de 22 ils supporteront de plus des frais de ofr,294 par ioo kil. Ce sera beaucoup moins pour les exploitations du Treuil, de la Côte Thiollière, de SaintChamond. Or la différence des frais d'extraction est à peu près de zo à 3o c. à l'avantage de Saint-Etienne. Le bassin de Rive de Gier, qui est peu étendu , où il n'y a que deux couches de houille, qui est fouillé depuis une longue suite d'années, et où l'extraction est considérable (4.000.000 quint. métr. aujourd'hui) , serait d'ailleurs hors d'état de fournir pendant long-temps encore. à la consommation des pays qu'il alimente actuellement.

Transport.