Annales des Mines (1832, série 3, volume 2) [Image 42]

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MACHINES A FEU

EN ANGLETERRE.

Si l'on calcule le volume de vapeur dépens& par seconde par la machine du Puits-Château,. d'après le volume du cylindre et la vitesse du. piston, on le trouve égal à 0,7833 mètres cubes. Ce volume de vapeur, sous la pression de 1',258 par centimètre carré, pèse, à très-peu près, 561 grammes, et le travail utile correspondant est, d'après le tableau inséré ci - dessus ( abstraction faite de la perte d'eau dans le jeu des pompes) ,.

capable d'évaporer au maximum 11 kilogr. d'eau,

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de 4188 kilogrammes élevés à un mètre de hauteur verticale.. Ainsi un kilogramme de vapeur d'eau agissant sur le piston exécute un travail de 7465 kilogr. élevés à i mètre.

Le mémoire de M. Taylor n'indique pas la

quantité de vapeur dépensée ni la pression de la vapeur. D'ailleurs la vapeur agit dans la machine anglaise par la force expansive et n'est condensée qu'après s'être dilatée clans le cylindre. Il nous --apprend seulement" qu'un travail utile de 87,210,000 livres avoir-du-poids élevées à un pied

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et, à cause de la chaleur perdue dans les foyers ordinaires, la quantité d'eau évaporée par kilogr. de charbon brûlé n'est pas ordinairement supérieure à 5 ou 6 kilogr. M. Péclet cite dans son Traité de la Chaleur ( pag. 203, vol. 2.) comme extraordinaire le résultat obtenu par M. Edouard Koechlin de 7k",2 d'eau vaporisée pour i kilogr. de houille. Ainsi en admettant que les chaudières de la machine du Puits-Château soient aussi bien disposées que celle citée par M. Péclet, et qu'on y brûle de bonne houille, il faudrait néanmoins brûler 5,83 kilogr. de houille pour obtenir 42 kilogr. de vapeur d'eau, lesquels ne produiraient que le même travail utile obtenu de la machine

anglaise par la combustion d'un seul kilogr. de houille.

L'avantage de la machine anglaise sur la machine française est certainement bien plus considérable que ne l'indiquent les calculs précédens, d'abord parce qu'il est peu probable que la chau-

est produit par la combustion d'un boisseau de houille pesant 84 livres, ce qui, traduit en mesures françaises, équivaut à un travail utile de 31..:6,458 kilogr. élevés à i mètre par la combus-

dière produise 7k,2 de vapeur par kilogr. de houille consommé ( en admettant même de la

lion de t kilogr. de houille. Si l'on divise 316,458 par 7465, on trouve pour quotient 42; c'est-àdire que la machine du puits du château dépense 42 kilogr.. de vapeur agissant sur le piston pour produire le travail utile retiré à "VTheal-Towan de la combustion d'un kilogr. de houille. Or il est certain que la combustion d'un kilogr. de houille produit une chaleur égale au plus à 7 t 5o unités, ou en d'autres termes, que la chaleur produite

coup de piston, un volume de vapeur plus consi-

par la combustion d'un kilogr. de charbon est

houille de qualité supérieure ), ensuite parce que

la machine dépense réellement, pour chaque dérable que celui que j'ai calculé. En effet la mauvaise disposition des boites à vapeur et des tuyaux jumeaux, généralement adoptée dans les machines construites à Rive-de-Gier, donne lieu à une dépense de vapeur additionnelle égale pour chaque levée ou descente du piston à la capacité de l'un des tuyaux jumeaux. L'immense supériorité de la machine anglaise nous fait regretter que la notice de M. Taylor n'en 6.