Annales des Mines (1827, série 2, volume 2) [Image 229]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

436

SUR LES PRODUITS 1%1TALLURGIQUES

dans les mines de plomb du Finistère et ailleurs, par exemple dans les Pyrénées'; mais on ne l'y exploite pas, et la quantité peu considérable de

bismuth qui est employée par l'industrie française provient en général des pays étrangers. D'après notre Tableau N°. 2, il paraît que, depuis l'année 1822, la consommation annuelle du bismuth a diminué de 6 qx. m. pour toute la France.

Cependant, on sait que ce métal entre dans la composition des alliages fusibles avec lesquels on fabrique, depuis quelque temps, des rondelles de sûreté pour les machines à vapeur; mais ce

nouveau genre d'industrie n'emploie, jusqu'à présent , à Paris, que 1,,Fin.2 de bismuth par année. Arbenic.

L'arsenic, dont le nom rappelle trop souvent des crimes, est mis à profit dans l'art de la verrerie, et dans la composition des couleurs dites orpiment et réalgar ( arsenic sulfuré, jaune ou rouge ). Nous avons déjà indiqué (Tableau N.. i) le faible produit des milles de la France en arsenic. C'est en général des pays étrangers, que l'industrie française tire cette matière. D'après les tableaux qui précèdent, en 1826 on employa, de plus qu'en 1822 , une quantité de 74 quintaux métriques d'arsenic à l'état de métal. Dans ce nombre ne sont pas compris les su I fureSjatmes ou rouges que la France tire de l'Allemagne, et le sulfure jaune-doré dont la plus belle qualité vient

de la Chine et de la Perse. L'importation de ces diverses matières, pour la consommation intérieure du royaume, fut, en 1826, de 127 quintaux métriques, et l'exportation, seulement de (Voyez le Tableau ci-après, N°. 4. )

DE L'INDUSTRIE -FRANÇAISE.

437

Le manganèse oxidé, dont on fait usage soit MangAl'a°. dans l'art de la verrerie, tantôt pour blanchir le verre, tantôt pour le colorer en violet, soit dans les arts chimiques pour la préparation du chlore, ou des. chlorures, et pour le blanchiment des toiles, est exploité en France avec plus d'activité qu'il ne l'était en 1822. Nos Tableaux, Nos. i et 2, font voir que, depuis cette époque, la consommation du manganèse s'est accrue de 5.178 quintaux métriques dans les ateliers français, et que par. conséquent elle est presque doublée. On reconnaît la cause de cette différence dans l'activité croissante des fabriques. Le cobalt, que l'on emploie, soit à l'état de mi- Cobah. nerai., ou d'oxide nommé safre, dans l'art de la verrerie et dans la peinture sur porcelaine, pour colorer en bleu, soit à l'état de cobalt vitrifié en poudre, connu sous le nom d'azur, dans l'apprêt des toiles, se trouve en plusieurs contrées de la France, notamment à Sainte-Marie (Haut-Rhin), à Allemont ( Isère ) et dans la vallée de Ludion au milieu des Pyrénées ; mais ce genre d'exploitation n'y est pas en activité. C'est des pays étrangers, que l'industrie française tire la quantité de cobalt qui lui est nécessaire.

L'importation du cobalt en France comprend quatre sortes, d'après les états des douanes Io. Le minerai brut, dont le plus estimé vient de Tunaberg, en Suède (cobalt gris, éclatant) 2°. Le cobalt-métal, dont la dénomination. indigue , à ce qu'il paraît, tantôt un minerai de

cobalt d'un aspect métallique, tantôt l'arsenic écailleux que l'on appelle cobalt dans le commerce, tantôt enfin, un certain alliage ou préci-