Annales des Mines (1826, série 1, volume 12) [Image 77]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

CHIMIE.

I 52

finit par cesser de se produire lorsqu'on arrive à la fin de l'opération. Le premier produit de la distillation est de conPremier produit. sistance molle, de couleur jaunâtre, très-odorant; il se dissout entièrement dans l'alcool, rougit fortement le tournesol, et se combine en grande partie avec l'eau de potasse affaiblie, de manière à former un véritable savon. On peut le considérer comme un mélange d'acides acétique, sébacique, oléique, margarique, d'huile empyreumatique , d'huile volatile odorante, et de matière volatile odorante non acide. Le produit liquide, dont la formation caractéSecond prodoit. rise la seconde époque de la distillation, est d'un vert ou d'un jaune léger, mais devenant brun au contact de l'air; il n'excite pas la toux comme le premier produit; son odeur est légèrement empyreurnatique ; il n'est pas acide ; l'alcool n'en dissout qu'une très-petite quantité; il ne se saponifie pas avec la potasse. Le troisième produit, dont la quantité est trèsDernier Prodoit, peu considérable, est solide, d'un rouge orangé, transparent, à cassure vitreuse; il n'a ni saveur

ni odeur; il se fond audessous de ioo degrés ; l'alcool ne le dissout bien qu'a l'aide de la chaleur ; l'éther est son véritable dissolvant.

Ce produit paraît dû à la réaction des principes de l'huile, et non à la matière odorante; car on le retrouve dans la distillation du suif et de faxonge , qui ne contiennent pas de principe odorant.

Le suif et faxonge lburnissent une proportion d'acide margarique plus. grande que les huiles.

L'oxigène de l'air n'est pas indispensable à la

EXTRAITS DE JOURNAUX.

153

production des acides oléique et margarique; car

nous avons obtenu une grande quantité de ces acides en distillant du suif dans une cloche courbe, que nous avions remplie de gaz hydrogène. Nouvelle formation D'ACIDE SULFURIQUE AN-

HYDRE; par M. C.-G. Gmelin. (An. der ph. und

ch., t. 2, p. 419.)

Quand on distille de l'acide sulfurique, si l'on change de récipient au moment où il se remplit de vapeurs opaques, et si l'on entoure le second récipient de glace, on recueille dans celui-ci de, l'acide sulfurique anhydre, qui se dépose en cristaux sur les parois, et de l'acide liquide, moins dense que celui qui reste dans la cornue : en sorte qu'il paraît que pendant la distillation l'acide sul-

furique se divise en deux parties, dont l'un cède son eau à l'autre. DE L'ACIDE IODEUX; par le docteur Luigi Semen-

fini , professeur de chimie à Naples. (Société royale des Sciences de Naples. )

On fait un mélange de chlorate de potasse et d'iode à parties égales; on triture les deux matières ensemble; on introduit le mélange dans une cornue; on y adapte un récipient tubulé, qui porte un tube recourbé, propre à conduire les gaz qui se dégagent dans une cuve pneumatique; on chauffe graduellement et médiocrement, par exemple avec une lampe à alcool : il se forme des vapeurs jaunes très-denses, qui, se condensent le long du col de la cornue, en un liquide jaune, et il se dégage du gaz hydrogène. Le liquide est l'acide iodeux; il est d'un jaune