Annales des Mines (1823, série 1, volume 8) [Image 194]

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38o SUR LA GÉOLOGIE DU DÉPART. DE L'AVEYRON.

formation se rapporte au calcaire du Jura, calcaire oolithique de M. Charbaut. Les assises inférieures du terrain du jura, caractérisées par la présence des gryphites, manquent dans le département de l'Aveyron, du moins dans la partie qui fait l'objet de ce mémoire.

NoiE Sur la formation gypseuse des environs de Saint-Léger-sur-Dheune, départenient de Saône-et-Loire ( 1).

Nota. Le combustible exploité à Saint-George est employé par les maréchaux de Milhaud et de Saint-Affrique; il brûle sans répandre la mauvaise odeur qu'exhalent la plupart des combustibles postérieurs à la craie. Il ne colle point , et contient 13 pour 100 de matières terreuses; il donne,

PAR M. J. LEYALLOIS , Aspirant Ingénieur au Corps

houilles provenant des terrains de. grès. Voici le résultat des essais faits sur la houille

mais aujourd'hui que j'ai pu constater leur identité avec ceux des environs de Vic ( Meurthe ) , et que la place de ces derniers dans l'ordre général des formations a été bien assignée par M. l'ingénieur Voltz , je vais remplie

à la distillation, les mêmes produits que les de Saint-George : Coak.

Produits volatils...

Sur 100 de houille.

charbon

56,5o

mat. terreuses.. 13,00 mat. liquides... 22,00 mat. gazeuses.. 8,50 Total

t

69,50

1

30,50 100,00

La distillation produit d'abord une petite quan-

tité d'eau, qui n'est ni acide ni alcaline. On obtient bientôt un liquide laiteux qui rougit le papier de tournesol. A ce produit succède un goudron noir, accompagné d'une huile jaunâtre et d'un liquide alcalin ; ce liquide, saturé par l'acide muriatique , et broyé ensuite avec de la chaux vive, a donné une forte odeur d'ammoniaque. Les houilles des terrains de grès donnent des produits absolument semblables. Les ma-' tières terreuses sont une argile mêlée d'un peu de carbonate de chaux-

royal des Mines.

LORSQUE j'ai observé, en 1821 , les terrains des environs de Saint-Léger, je ne connaissais pas d'horizons géognostiques auxquels je pusse les rapporter bien précisément

cette lacune. En visitant , dès mon arrivée à Vic , la carrière à plâtre qui se trouve auprès de la ville, je fus frappé de la ressemblance qu'elle m'offrit, tant par la nature que par la disposition de ses couches, avec celles que j'avais vues à St.Léger; et, depuis, j'ai eu occasion de reconnaître la même ressemblance dans les autres plâtrières des environs. Ici , en effet , comme à Saint-Léger, on voit une 'alternative bien prononcée de bancs de gypse et de bancs de marnes diversement colorés , le gypse présentant dans les deux localités les mêmes caractères minéralogiques.

Ici encore, comme à Saint-Léger, on voit , tout à la partie supérieure de la carrière , au-dessus du gypse, do

petits bancs séparés eux-mêmes par des marnes , d'un calcaire blanchâtre , compacte , et que M..Voltz, décrit dans le système qu'il appelle rnarnes et calcaires supérieurs. A Vic , la formation gypseuse consiste principalement en marnes, au milieu desquelles le gypse se trouve seule(i) Cette note est destinée à servir de complément au mémoire pu Nié dans C' e Recueil, t. VII, p. 4o3 et suivantes.