Annales des Mines (1914, série 11, volume 5) [Image 67]

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LES GISEMENTS DE CHARBON DU SPITSBERG

LES GISEMENTS DE CHARBON DU SPITSBERG

les limites de leurs annexions ; aussi clois-je avant tout remercier les personnalités éminentes qui, par leurs conseils, m'ont permis de faire cette excursion avec profit, et en particulier M. le baron Gérard de Geer, professeur à l'Université de Stockholm, qui a bien voulu mettre à ma disposition ses dernières cartes et me donner oralement de nombreuses indications. Les séjours répétés de AL de Geer au Spitsberg et l'universelle renommée de ce maître donnaient à ces entretiens un prix inestimable. D'autre part, M. le général Geyer, président du Jernkontor, la puissante association des maîtres de forges suédois, m'a communiqué avec une extrême amabilité des renseignements extraits du rapport présenté au Jernkontor par le chef de la mission d'études envoyée dans l'Isfjord de 1910 à 1912. Enfin le capitaine Staxrud, qui a dirigé les dernières expéditions organisées par le gouvernement norvégien, a bien voulu me documenter sur les récents travaux de ses compatriotes.

Bretagne, la Baltique et l'Allemagne du Nord, et qui, vers l'Est, s'étendrait très au delà de la Nouvelle-Zemble. En face de ce plateau se dresserait le Groenland, et entre eux l'Islande et les Féroé seraient une sorte de gigantesque pont.

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SITUATION POLITIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DU SPITSBERG.

Sur les cartes, l'archipel du Spitsberg semble isolé au milieu de l'océan Arctique, et l'on croirait volontiers que ses îles ont été semées à dessein pour permettre aux géologues et aux physiciens d'étudier d'un peu près la nature polaire. Il suffirait en réalité d'une oscillation assez faible de l'écorce terrestre, de quelques centaines de mètres au plus, pour faire apparaître un vaste plateau dont le Spitsberg et la terre François-Joseph marqueraient la limite septentrionale et qui comprendrait vers le sud la mer de Barent, la Fennoscandie, la mer du Nord, la Grande-

FIG. 1.

— Carte d'ensemble

D'énormes dépressions qui bordent ces régions surélevées et dont les profondeurs dépassent 3.000 mètres formeraient autant de mers séparées par d'étroits canaux (*). Les côtes du Spitsberg, en bordure de ces dépressions, sont, comme celles de Norvège, d'Islande et du Groenland, abruptes et découpées à l'infini par des fjords profonds. (*) L'Arctique, le Scandique et l'Atlantique.