Annales des Mines (1902, série 10, volume 1) [Image 112]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

216

LE GISEMENT DE MINERAI DE FER OOLITHIQUE DE LA LORRAINE

La coupe montre l'appauvrissement sur les bords surélevés de la cuvette (cote 260 dans la mine de Neufchef, où la couche, très calcaire, ne contient que 21 p. 100 de fer). L'amincissement en biseau ne se voit pas sur le profil; il aurait fallu le continuer encore plus loin, du côté de l'Est, au-delà de la vallée de la Fentsch, pour trouver les anciens affleurements. Vers l'Ouest (côté Norroy), la coupe finit en dessous de la faille de Norroy, dans la deuxième zone, encore relativement riche, du gisement de Mainville. Les meilleurs minerais se trouvent, dans la coupe VII, au sondage BM de Saint-Pierrement (4 m ,10, avec 37 de fer). Ce sondage est compris entre deux autres, BN (Avril) et BL (Sart), où l'on a trouvé :

ÉPAISSEUR

FER

CHAUX

BN

3" ,78

37

12

8

BL

3 ,87

41

9

7

SILICE

La région d'Avril-Trieux, dans laquelle ces trois sondages sont situés, s'étend juste entre les failles d'Avril, du Chevillon et de Fontoy, que nous considérons comme nourricières. C'est cette même région que les recherches de 1883 avaient fait considérer comme stérile. Nous décrivons ces recherches plus loin. Passé la frontière, les travaux de reconnaissance ou d'exploitation manquent trop complètement pour que l 'on puisse donner, sur la région de Lommerange, aucune indication précise. Faille de Neufchef. — D'après les résultats des travaux de mine situés au Nord de la faille de Neufchef, qui a relevé les terrains au Nord, il est probable que cette

217

faille n'a pas été très nourricière pour le bassin de Tucquegnieux ; elle l'a été davantage pour la région méridionale, située en aval, vers Moyeuvre, comme nous le verrons en étudiant le bassin de l'Orne. Son tracé, qui est bien connu à la surface, est indiqué sur la Pl. V, tel qu'il figure sur les cartes allemandes. Son rejet à Neufchef est d'environ 50 mètres. Il n'est plus que d'une vingtaine de mètres auprès de la frontière, et il s'annule à la rencontre de la vallée du Chevillon. Faille du Chevillon. -— Différents puits ou sondages de recherches tentés dans cette vallée n'ont recoupé que des terrains bouleversés; il est donc naturel d'admettre qu'elle coïncide avec une faille d'une certaine importance, et ce serait cette dernière qui délimiterait les failles d'Avril et de Neufchef. Faille d'Avril. — Celle-ci offre un rejet inverse de celui de la faille de Neufchef. On voit, sur le côté Sud, l'oolithe de Jaumont (bathonien inférieur), relevée pour former le plateau d'Avril, et, sur le côté Nord, le bathonien moyen fortement déprimé. Le rejet atteint jusqu'à 60 mètres. Après la rencontre de la faille du Woigot, l'accident se continue encore sur Lantéfontaine avec un rejet de même sens, décroissant graduellement vers l'Ouest, pour disparaître finalement à Génaville. Anticlinal de Mancieulles-Anoux. —■ A l'intersection des failles du Woigot et d'Avril, la région de Mance-Lantéfontaine a été déprimée pendant que se soulevait celle de Mancieulles, où l'on voit un anticlinal bien accusé par les courbes 60, 50 et 40 de la Pl. V. Le flanc oriental de cet anticlinal se raccorde par un petit synclinal à la région de Bettainvillers. Cette ondu-