Annales des Mines (1898, série 9, volume 14) [Image 275]

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NOTE SUR L'INDUSTRIE MINERALE AU JAPON

NOTE SUR L'INDUSTRIE MINÉRALE AU JAPON

La mine de Poronai est la plus ancienne des mine d'Hokkaido. Dès 1879, elle fut mise en exploitation pi'

Cours des charbons à Otaru en 1895 (en yens).

l'État Japonais qui, en 1889, la vendit à l'Hokkaido Tanku Tetsudo Kaisha (Compagnie des Mines de Houille et des

te

Chemins de fer d'Hokkaido), qui en est le propriétain. actuel. On exploite quatre couches, dont la puissance va .de 1m,50 à Im,80. La production annuelle est d, La mine d'Ikushumbetsu exploite quatre couches d, 2'1,10 de puissance moyenne ; la production annuelle varii,

de 40 à 50.000 tonnes.

Des chiffres qui précèdent il résulte qu'on estimait à environ 690.000 tonnes la production totale de File d'Hokkaido en 1897.

La houille d'Hokkaido appartient, comme celle d, Kiushu, à la catégorie des houilles sèches à longw flamme. Voici quelques analyses obtenues sur des échantillons des différentes mines. littbari

Humidité....

1,2 1,46

Mat.volatiles 42,89 Carbone fixe 52,50 Soufre 0,311. Cendres 4,57

1

- Qualité sup.

l'oronai

5

Yubari

4,55 4,50 4,45

Ikushumbetsu Sorachi

Qualité inf."

4,75 4,25 4,25 4,25

Moyenne

4,88 4,40 4,38 4,35

Commerce de la houille au Japon..- Pendant l'année 1895,

180.000 tonnes.

Densité

539

Sorachi

Poronai

Ikushumbetsu

4,212- 1,231 1,288- 1,223 1,205- i,28

2,34 - 3,66

3,64 - 5,59

2,26 -

39,65 -40,02 33,90 -44,36 41,56 -40,07 29,99 -57,60 48,56 -54,21 44,98 -54,2; 0,459- 1,084 0,37 - 0,51 0;29 - 0,39 2,38 - 3,66 3,20 -17,24 4,18 - 5,!G

L'exportation des charbons d'Hokkaido se fait par deux ports d'Otaru et de Mororan, qui ne sont ouverts aux navires étrangers que pour le commerce de la houille(*): (*) En vertu des traités actuellement en vigueur entre le Japon et le:,

puissances européennes, les seuls ports ouverts au commerce européen sont; Yokohama. Kobe, 'Osaka. Niigata et Tokio, dans File d'Hom shiu; Nagasaki, dans Kiushu: et Hakodate. dans Hokkaido. En outre, certains ports sont ouverts pour certains commerces spéciaux : par exemple.

pour la houille, Otaru et Mororan dans Hokkaido, Moji, Karatsu et Kuchinotsu dans Kiushu. Il y a quelque temps déjà, l'Angleterre a signé

un nouveau traité avec le gouvernement mikadonal. Par ce traité; le

les mines japonaises ont produit 4.772.656 tonnes de houille ; les importations étrangères se sont élevées à 68.931 tonnes, soit une offre totale de 4.841.587 tonnes. Pendant la même année, la consommation intérieure s'est élevée à 2.668.074 tonnes ; les exportations ont été de 1.844.815 tonnes, soit en tout une demande de 4.512.884 tonnes. La différence, 328.698 tonnes, représente l'accroissement des stocks.

Consommation intérieure. - La consommation de la houille au Japon est relativement faible (2.668.074 tonnes); ce pays est avant tout, en effet, un pays agricole ; non seulement il produit assez de riz pour nourrir sa population de 42 millions d'habitants, mais, en 1895, il en a exporté pour

une valeur de 7.200.000 yens. Il est vrai qu'au chapitre des importations le riz figure également pour une somme de 4.350.000 yens.

A côté du riz, qui joue au Japon le rôle du blé dans les pays occidentaux, les cultures industrielles occupent une place importante. En 1895, les exploitations de thé ont

atteint 8.450.000 yens. Quant à la culture du mûrier, on peut se faire une idée de son importance en voyant japon était entièrement ouvert aux Européens qui avaient le droit d'y posséder ; en revanche, l'Angleterre renonçait, pour ses nationaux, à la juridictio-n consulaire. Ce nouveau traité ne devait être exécutoire qu'en 1900, et après que toutes les nations européennes en auraient conclu de semblables. Lors de notre passage au Japon, deux nations seulement n'avaient pas encore signé de nouveau traité : l'Autriche et la France. Cette dernière vient de le faire il y a peu de mois.