Annales des Mines (1897, série 9, volume 11) [Image 325]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

642 DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. VILLOT

DISCOURS PRONONCÉS AUX FUNÉRAILLES DE M. VILLOT 643

peur, dont la réalisation a permis aux industriels d'unir

famille de six enfants dont les deux aînés seuls sont à

leurs efforts, en vue de la meilleure utilisation du combustible et du maximum de sécurité.

peine acheminés ?

Puisse la Divine Providence et l'affection de ses amis

Tels sont, succinctement énumérés, les travaux de l'homme remarquable qui aurait _pu rendre pendant de

ne pas faire défaut à la courageuse femme que vient ..uccabler une aussi lourde tâche I Nous lui adressons

longues années encore de grands services à son pays, si l'implacable mort ne l'avait pas frappé, sans que la gastralgie dont il, était atteint pût faire prévoir un aussi funeste dénouement. Après avoir esquissé rapidement la carrière de l'ingénieur, nous voudrions être à la hauteur de notre sujet, en faisant connaître les qualités et les vertus de notre ami regretté. Administrateur modèle, d'une droiture et d'une rigidité 'de principes inflexibles, Ernest Villot laisse le souvenir du caractère le plus élevé. Les qualités brillantes d'un esprit aussi étincelant que cultivé n'étaient égalées chez lui que par une exquise bonté. Ayant perdu son père de bonne heure, il avait été suivi dès le début de sa carrière d'ingénieur par une mère bien-aimée, qu'il a entourée jusqu'à son dernier jour des attentions de la piété filiale la plus délicate. Il y était aidé par sa vaillante compagne dont il avait reçu en dot un jeune frère et une jeune soeur orphelins comme elle; et qu'ils ont élevés comMe leurs

1'expression de nos respectueux et sympathiques regrets,

propres enfants.

Devenu lui-même chef d'une nombreuse famille, son grand cur savait encore se dilater au profit des déshérités de la vie, et les enfants de M. Sentis, ingénieur en chef des Mines, ceux de M. Gaillard, ingénieur des Hauts Fourneaux de Saint-Louis, et bien d'autres encore,

privés de bonne heure de leurs parents, dirigés par lui jusqu'à l'obtention dé positions honorables, pourraient seuls

dire les sollicitudes de celui qui fut pour eux un second père. Pourquoi faut-il qu'il ait été lui-même enlevé à sa jeune

confiants que la belle âme de nôtre cher Ernest Villot goûte au Ciel le bonheur mérité par ses vertus.