Annales des Mines (1896, série 9, volume 9) [Image 125]

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SUR LES MINES DE RANCI É

ÉTUDE ADMINISTRATIVE

âtre réalisés ; mais je dirai plus loin comment l'on arriva à les supprimer. Leur usage prolongé et régularisé devait,

d'après M. Mussy, amener une réduction de 0r,05 par volte, soit O,88 par tonne (*).

24,3

Première enquête et échec au Conseil d'État. Je reviendrai sur cette enquête un peu plus bas, à propos d'une deuxième qui a eu lieu sur le même sujet. Disons seulement ici que le projet, énergiquement soutenu pal. les autorités locales et la Commission d'enquête, vint

Quant à la Partie extérieure du programme. seconde partie du programme de la rénovation, elle était

échouer devant le Conseil d'État (avis du 2 février 1864) sur la question des voies et moyens insuffisamment

autrement difficile à aborder.

assurés. On verra, dans la suite de cette étude, que ce

Les rapports à l'appui établissaient que le coût total irait aux environs de 166.000 francs, que le travail ne durerait pas plus de deux années, qu'il procurerait une économie de 5 francs par tonne, soit de 90.000 francs par an avec 18.000 tonnes seulement d'extraction, ce qui était bien modéré assurément puisque, sans l'exécution

du programme, on a vu, quelques années après, le tonnage livré monter bien au-delà et atteindre le double de ce chiffre. Quant aux voies et moyens, les ingénieurs penchaient pour l'exécution par l'Administration de la mine, c'est-à-

dire par eux-mêmes, -au moyen d'une avance de l'État facile à rembourser par annuités en raison de l'économie

point de vue légal a toujours été la pierre d'achoppement

dans les tentatives de rénovation de Rancie qui n'ont point abouti.

Proposition des tiers intéressés. Les intérêts de la métallurgie locale paraissaient tellement liés à l'exécution du projet étudié que, en février et mars 1865, deux propriétaires de hauts-fourneaux de la région offrirent de se charger, à leurs risques et périls, de l'exécution du projet moyennant des conditions, non seulement acceptables, mais que l'on amena par des négociations à être réellement fort avantageuses. Retenons-en les points principaux. Le tarif de descente 'était fixé à 1`,75 par

annuelle. A défaut, ils indiquaient la concession à un entre-

tonne au cas où le soin de l'opérer eût été laissé aux

preneur des transports sous réserve de conditions à débattre.

concessionnaires des voies ferrées ; il tombait à 1r,50 seulement si l'Administration de Rancie voulait s'en charger.. Il était, -d'ailleurs, loisible à celle-ci, et à tout instant, en

-

Saisi de la question, le Conseil général des Mines appuya chaleureusement le projet étudié. Malheureusement l'État déclarait n'avoir à ce moment aucun reliquat disponible sur les fonds affectés aux prêts à l'industrie. Le Conseil général des Mines indiqua la possibilité de

s'adresser au Crédit Foncier pour solliciter le prêt nécessaire.

Le projet fut alors mis à l'enquête par application de la loi de 1841.. Mussy, Annales des Mines, 6° série, t. XIV, p. 210.

prévenant à l'avance, de reprendre la traction pour son compte. La durée de la concession, demandée pour 35 ans;

avait été ramenée à 25 ans. Deuxième enquête. Nouvelle enquête ouverte sur les lieux. Comme celle de 1862, et de la part des mêmes personnes, elle suscita les protestations le plus passionnées. J'ai sous les yeux les dossiers des deux enquêtes. On ne

peut se défendre, en les parcourant, d'un sentiment de -tristesse indignée, 'quand, au fond de tout cela, on aper-