Annales des Mines (1895, série 9, volume 7) [Image 157]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

306 NOTE SUR LA RÉPARATION D'UN ÉBOULEMENT

Chaque anneau correspond verticalement aux traverses de guidage existantes ; ils sont reliés entre eux par huit montants verticaux en fer à U également assemblés par broches ; le tout est garni extérieurement par vingt-quatre tôles cintrées selon le diamètre extérieur des anneaux.

Derrière les tôles, on coule du ciment ou on place du béton suivant l'importance du vide à remplir. Les traverses de guidage sont fixées dans les anneaux par des broches convenablement disposées de chaque côté de la traverse. Pour la réparation du puits, voici comment on a pro-

cédé.

Un premier anneau de base fut posé en dessous de l'éboulement dans une partie solide de maçonnerie, en l'établissant sur des corbeaux en chêne scellés dans

celle-ci. Il fut placé avec soin et dans un plan horizontal au moyen d'un niveau à bulle d'air. On dut supprimer les traverses du guidage correspondant à cet anneau et enlever les extrémités de ces traverses encastrées dans la maçonnerie qu'il fallut du reste élargir en certains points pour faire la place de cet anneau. Dans celui-ci, on fixa les nouvelles traverses -de guidage retenues par des broches à chaque extrémité ainsi qu'il est dit plus haut et on boulonna à nouveau les guides sur celles-ci. Le deuxième anneau fut mis en place de la même façon, en enlevant les traverses primitives du guidage pour les remplacer par d'autres. Ces deux anneaux furent réunis par huit montants verticaux et on posa les tôles de revêtement derrière lesquelles on coula du ciment. La pose du troisième anneau et des suivants fut plus délicate. Il fallut en effet, pour chacun d'eux, ménager leur place dans l'éboulement, après l'avoir ménagée dans la maçonnerie du reste du puits.

SURVENU DANS LE PUITS N° 3 DES MINES DE LIÉVIN. 307

Voici comment on procéda pour chaque anneau à partir du troisième

La coupe verticale fig. 1, Pl. VII, indique l'aspect du travail au moment où un anneau P est complètement terminé, le béton coulé en arrière et jusqu'au niveau de celui-ci,

10 Entre les sommiers I et H (fig. 1 et 2), on place contre les bois verticaux VVV un fort madrier l', qu'on relie solidement à ceux-ci, au moyen de tirefonds. Les extrémités de ce madrier sont en outre calées, si possible, sur les parties solides de la maçonnerie. Puis, sur ce madrier I' on pique dans l'éboulement des bois et des barres de fer i',i' , terminées en pointe (morceaux de rails de mine), de 1'1,50 à 3 mètres de longueur. On constitue, ainsi, une sorte de plafond intermédiaire analogue à ceux déjà formés par les bois ii, hh, gg, etc. On diminue, de ce fait, la fatigue de ces derniers. 2° On enlève les traverses de guide te. Le sommier I se trouve soutenu à ce moment par les bois verticaux VV auxquels il est boulonné. On a du reste eu soin préalablement de le caler au moyen de poussards sur les guides du puits.

On commence à dégarnir entre les niveaux i' et k' . On peut ainsi avancer à 011,65 ou 0m,80 des bois verticaux VV.

En ce point, par mesure de précaution, on passe sous le niveau i' i' un longeron r (fig. 2, Pl. VII) retenu par des bois debout ayant leur point d'appui sur le dernier anneau P ou les parties solides du puits. On peutalors placer le nouvel anneau 11 dans la partie de l'éboulement ainsi dégagée et le reste de la section du puits.

La fig. 2, Pl. VII, représente l'aspect du travail à ce idnaonnsielnetp:uiltes.nouvel anneau 11, vient d'être posé et calé