Annales des Mines (1894, série 9, volume 6) [Image 72]

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136 ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LA VAPORISATION

d'où l'on tire

DANS LES CHAUDIÈRES DE LOCOMOTIVES.

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chiffre de vaporisation d'eau et de faire croire à une utilisation un peu meilleure qu'elle ne l'est en réalité dans les machines en service.

Telle est l'équation qui donne la proportion p. 100 d'eau entraînée par la vapeur. En faisant usage de ce procédé l'on a reconnu que la proportion d'eau entraînée par la vapeur était toujours très voisine de zéro; les chiffres ont varié entre 3,3

Appareils pour mesurer la quantité d'escarbilles produites.

Les escarbilles déposées dans les tubes et la boîte à

p. 100 et 4,11 p. 100; ces variations ont paru être

fumée ont été pesées à la fin de chaque essai. Quant aux escarbilles sortant dans la cheminée, et qui auraient pu être entraînées dans l'atmosphère, elles ont été recueillies

de l'ordre de celles que peuvent entraîner les erreurs

au moyen d'un appareil spécial et pesées à la fin de

d'expériences et l'on a dès lors admis que la vapeur était sèche dans tous les essais , contrairement à ce qu'on supposait. On a attribué ce résultat à ce que la prise de vapeur de la chaudière, dans le dôme, séchait la vapeur

chaque essai. Mais cette dernière quantité ayant toujours

d'une façon parfaite ; à titre de vérification, l'on a fait des expériences en prenant de la vapeur dans une partie de la chaudière où l'on était certain de trouver de l'eau entraînée; dans ce cas, la méthode a accusé une proportion d'eau variable, et souvent considérable, comme l'on s'y attendait. Comme on vient de le voir, les chiffres relatifs à l'eau

entraînée ont été trouvés, dans les expériences, assez voisins de zéro pour qu'on pût 'admettre que la vapeur

y était pratiquement sèche ; cela ne veut pas dire cependant qu'elle est sèche dans les locomotives en marche, car les mouvements de lacet et de galop de la

été extrêmement faible, on n'en a pas tenu compte du tout.

Appareils pour l'analyse et la détermination du pouvoir calorifique du combustible. On verra plus loin qu'on prélevait, pour chaque expérience, un échantillon moyen de combustible; une partie de cet échantillon était envoyée au laboratoire, qui déterminait sa teneur en eau par rapport au combustible brut et sa teneur en cendres par rapport au combustible sec, par les méthodes usuelles. Puis on composait un échantillon moyen correspondant au combustible d'un certain nombre d'expériences, et cet

échantillon était envoyé au laboratoire- qui en faisait l'analyse élémentaire et en déterminait le pouvoir calori-

rnachinefet les trépidations remuent constamment l'eau de la chaudière, ce qui doit donner lieu à un entraînement d'eau variable suivant les circonstances ; d'autre part, les irrégularités dans le régime qui se produisent en marche

fique. Nous ne parlerons pas de l'analyse élémentaire qui a été faite par la méthode usuelle, mais il est néces-

et qui étaient soigneusement évitées dans les expériences,

On a rejeté la méthode de Berthier et la méthode de Dulong qui sont empiriques et ne donnent que des résultats très éloignés de la réalité. On a adopté la méthode de la combustion de l'échantillon dans l'oxygène et du

doivent aussi donner lieu à des entraînements d'eau momentanés. plus ou moins importants ; cette quantité d'eau entraînée a pour effet d'augmenter un peu le

saire de dire quelques mots sur la détermination du pouvoir calorifique.