Annales des Mines (1893, série 9, volume 4) [Image 47]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

88

CHEMINS DE FER D'INTÉRÊT LOCAL.

TARIFS.

89

n'entrent pas en compte. Ainsi La Flèche est à 31 kilomè-

R E SEAU DE L'OUEST.

TABLEAU N° 6.

FORMULE D'EXPLOITATION.

Recettes, par tonne de marchandises, des stations situées à moins de 25 kilomètres des villes ci-après

tres de la ligne du Mans à Angers, qui appartient au réseau de l'Ouest. Pithiviers est à 22 kilomètres de Males-

herbes où ses transports vers Paris prennent le ParisDISRETANCES CETTES

BANLIEUES DE

par voyageur

à Paris

RE-

DIS-

TANCES CETTES

BANLIEUES DE

par voyageur

à Paris

1° Banlieues de villes ayant moins de 10.000 habitants agglomérés. T Ploërmel Avranches

francs 9,00 11,00 1,00 10,00 14,00

453 390 315 314

Saint-Li

Segré Mayenne

281

Moyenne

Argentan Yvetot.. . T Nogent-le-Rotrou . Dreux. Mantes

francs 8,00 9,00 13,00 10,00 9,10

197 178 119 82

..

.

9',40.

2° Banlieues de villes ayant de 10.000 à 20.000 habitants. Morlaix

Saint-Brieuc

I I

550 462

I

j

20,00 II Evreux 10,00 T Chartres

Moyenne

I I

108 88

I

8,00 7,00

11`,00.

30 Banlieues de villes ayant de 20.000 à 40.000 habitants. Laval

j

301

I

3,00 II T Caen

I

239

I

7,00

Moyenne

40 Banlieues de villes ayant plus de 40.000 haUtants. T Nantes Rennes T Angers

397 374 308

I

10,00 il T Le Mans 10,00 Rouen 16,00

211 136

I 19,00 8,80

Moyenne

En ce qui concerne la compagnie d'Orléans, le tableau

n° 5 renferme les chiffres relatifs à 175 stations groupées à moins de 20 kilomètres de 38 villes d'une importance très différente. Sauf une seule, celle de Vannes, toutes les banlieues

pour lesquelles on trouve moins de 7 francs de recette par tonne, sont situées près d'un point de transit, par lequel une partie du trafic s'échappe à très courte distance et passe à une compagnie voisine dont les recettes

Lyon-Méditerranée. Étampes est à 56 kilomètres de Paris. Rodez, Agen, Moulins, Blois, Bourges (*), Toulouse, An-

gers, Le Mans et Orléans sont des points de transit, et les marchandises provenant des banlieues de ces villes, qui passent d'un réseau à l'autre, ne font, sur celui d'Orléans, que des parcours minimes dont la recette ne représente qu'une faible fraction de celles qu'elles donnent à toutes les compagnies.

Pour les autres banlieues, la recette moyenne par tonne varie de 7 à 14 francs ; les chiffres les plus élevés s'appliquant, en général, aux groupes les plus éloignés des grandes agglomérations, telles que Paris, Bordeaux et Nantes. A l'inverse de ce qui se produit pour les voyageurs, les grands centres commerciaux, même éloignés, exercent donc, sur le trafic des marchandises, une action qui l'emporte sur celle des villes plus rapprochées mais de moindre importance, et l'on comprend qu'il' devait en être ainsi ; car, d'une part, les grands marchés doivent agir au loin sur les marchandises dont les parcours moyens

sont trois fois plus grands que ceux des voyageurs, et, d'autre part, les petites villes produisent et consomment si peu qu'elles ne peuvent guère influencer les transports de marchandises, tandis que leurs attractions administratives et urbaines suffisent pour attirer les voyageurs de leurs banlieues.

Nous avons fait la même étude pour le réseau de (*) Nous avons adopté comme classification des gares de

transit celle des compagnies. Certaines des gares qui y figurent,

par exemple Bourges, ne reçoivent que fo transit de petites lignes.