Annales des Mines (1893, série 9, volume 3) [Image 25]

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BASSINS HOUILLERS DU NORD DE LA FRANGE

ET DU SUD DE L'ANGLETERRE.

blement peu accentués ; j'ai essayé de les tracer de 10

accepté ces données au même titre que les autres ; elles ne modifient d'ailleurs pas d'une manière sensible l'allure générale. Dans certaines régions, dans la concession de Vicoigne par exemple, les changements de cotes (portant sur des différences de 25 mètres) sont brusques et sans loi appa-

en 10 mètres. .0n peut d'abord se demander si les données sont assez nombreuses et assez précises pour inspirer une sérieuse confiance dans le résultat d'un travail aussi détaillé. Les puits et sondages, mentionnés dans la Topographie sou-

terraine du Nord de M. Olry, sont au nombre de plus de 200; sauf pour les sondages un peu anciens, la profondeur à laquelle les terrains primaires ont été atteints a dû être notée exactement et peut être acceptée sans réserve. Mais il faut de plus déterminer la cote à la surface ; pour un assez grand nombre de puits, elle est donnée

dans les planches détaillées de M. Olry. Pour lès autres puits et pour les sondages, il faut se contenter de la carte d'État-Major.

A cause de la difficulté du repérage et du .caractère parfois un peu schématique des hachures, l'erreur de ce fait peut quelquefois atteindre et dépasser 5 ou même l0 mètres. On ne peut donc espérer avoir des courbes tout à fait exactes, même dans les parties où les puits et sondages sont très rapprochés ; mais, d'une part, les différences de cotes dont on a à tenir compte sont bien supé-

rieures à 10 mètres, et de plus, s'il y a plissement, les sinuosités constatées dans une courbe de niveau doivent se retrouver parallèlement dans les autres ; les différentes courbes, si on les trace indépendamment, se contrôlent donc en quelque sorte les unes les autres. En fait, comme cotes aberrantes sans lien apparent avec les voisines, ou indiquant de brusques dénivellations isolées , je n'ai trouvé que celles de quelques sondages, notamment le sondage premier de Somain (70 mètres, à côté du puits de

la Renaissance qui donne 100 mètres); le sondage au nord-est de Moncheaux (80 mètres, au milieu de cotes 120 et 140), le 'sondage Q à l'est de Saint-Amand (60 mètres, au

milieu de points à 40). Faute de 'contrôle possible, j'ai

rente; les raccordements sont alors un peu arbitraires et les courbes rapprochées ne donnent qu'une précision illusoire ; mais dans la majeure partie des cas, par exemple dans les concessions d'Anzin et d'Aniche, les courbes

s'emboîtent les unes dans les autres et dessinent alors des ridements, dont l'emplacement est déterminé avec une certitude bien plus grande que celle du tracé même des courbes. En d'autres termes, les erreurs de détermination des cotes sont d'un ordre inférieur à celui des dénivellations produites par les ridements, et, par conséquent, les résultats obtenus peuvent dans leur ensemble être considérés comme hors de contestation. Pour faciliter les vérifications, je donne, à la fin de cette note, un tableau général, par concession, des puits et sondages utilisés, en marquant, pour chacun d'eux, la profondeur à laquelle ont été atteints les terrains anciens, l'altitude de l'orifice. et la différence, qui donne la cote de la surface étudiée. Mes courbes ont été tracées, pour les parties compliquées, sur des calques des cartes au 1/10000 de l'atlas de M. Olry, pour les ,autres sur la carte au 1/80000 ; elles sont ici (Pl. I) reportées à l'échelle de 1/150000; des figures

différentes indiquent les régions au -dessus de la cote ( 60), choisie comme zéro auxiliaire, et les régions où ont été supcette cote n'est pas atteinte. Les signes primes en avant des cotes, trois d'entre elles seulement étant supérieures à zéro. Un coup d'oeil jeté sur la carte montre immédiatement que la surface est plissée : on voit d'abord, au centre, une grande ligne de dépression (pli de Vicoigne) qui reste