Annales des Mines (1891, série 8, volume 19) [Image 135]

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NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR M. DU SOUICH.

NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR M. DU SOUICH.

une ou plusieurs nappes plus ou moins allongées suivant une direction qui pouvait fort bien ne pas être celle suivant laquelle les rides se sont formées plus tard. De Pareilles nappes, après le soulèvement, auraient dû être divisées par lambeaux dans quelques-uns des différents bassins formés par ces rides, parce qu'elles se seraient trouvées dénudées sur les selles qui les séparent. Il pourrait se faire que le terrain carbonifère du Boulonnais se rattachât ainsi à celui de la Belgique, et, si l'on reconnaissait que la formation de la Belgique ne se prolonge pas. suivant la direction Est un peu Nord qu'elle présente jusqu'à Aniche, on peut encore admettre qu'elle se reporte du côté du Boulonnais; mais elle ne présen-

distribuer méthodiquement dans les sections, et de les combiner de manière à en rendre nécessaire le plus petit

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tera probablement plus dans cette déviation une zone continue, et ne sera accusée que par les lambeaux qu'elle aura laissés comme témoins de son ancienne existence dans quelques-uns des bassins siluriens intermédiaires. Après avoir fait ainsi la description Recherches. géologique de la région comprise entre Douai et la mer, et avoir émis, sur la situation probable des gîtes houillers qui pouvaient s'y trouver, des prévisions qui, d'ailleurs, ont été, pour la plupart, confirmées plus tard par l'expérience, M. du Souich aborde la question des recherches à faire, de la méthode qu'on doit y suivre, et des moyens pratiques à employer. Pour la marche à suivre dans ses recherches, il établit d'abord que, là où il y a des morts-terrains, on doit avant

tout songer à rechercher le prolongement des zones connues ; il faut, pour cela, procéder par des sections faites perpendiculairement à la direction générale des terrains, c'est-à-dire à peu près du nord au midi.

Comme

d'ailleurs les recherches sont poussées à une

grallde

profondeur, et ne peuvent être placées qu'a une certaine distance les unes des autres, il est indispensable de les

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nombre possible.

Les sections elles-mêmes doivent être choisies de manière à procéder toujours du connu à l'inconnu, et à suivre de proche en proche le prolongement de la zone qui fait l'objet des recherches. La première section doit donc être à proximité des points connus. Puis, cette section une fois choisie, il convient de placer la première exploration vers l'axe présumé du bassin, et ensuite, ou simultanément, une seconde et une troisième au nord et au midi.

Dans chacune de ces recherches , il faut déterminer aussi bien que possible la nature des roches traversées .

et leur âge géologique.

Une recherche unique ne peut d'ailleurs faire reconnaître, d'après le pendage, le côté vers lequel le terrain houiller doit se trouver ; mais la comparaison des résultats obtenus dans plusieurs explorations suffisamment rapprochées peut conduire à la solution. Quant au mode de recherche le plus convenable à adopter, comme les explorations doivent être assez nombreuses, que chacune d'elles doit traverser 100 à 200 mètres de mort-terrain, que l'exécution des fosses nécessite des dépenses et un temps considérables, on reconnaîtra que le mode le plus convenable de recherches à adopter, au moins dans le principe, est celui des sondages, qu'on peut exécuter à un prix très modéré et dans un court espace de temps ; d'autant plus qu'on peut obtenir au moyen des sondages la direction, l'inclinaison et le sens du pendage des couches, et apprécier, moyennant certaines précautions, la nature des roches traversées. Entré les premiers sondages destinés à rechercher le bassin houiller, il sera convenable de mettre une distance moindre

que la largeur que présente ordinaire-

Tome XIX, 1891.

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