Annales des Mines (1889, série 8, volume 15) [Image 327]

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L'ÉCOLE DES MINES DE PARIS.

NOTICE HISTORIQUE.

mécanique, qui ne devait être reprise et appliquée qu'a la réorganisation de l'enseignement en 1887; mais le cours d'exploitation des mines devenait officiellement, dans l'arrêté de 1849, cours d'exploitation des mines et machines (*).

tatif, devaient être astreints désormais à un voyage, ou mieux à une station dans un établissement industriel, mine ou usine, au besoin dans un atelier de Paris ou des

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Quant aux eaux minérales, le conseil fut d'avis que le

professeur d'exploitation ne devait les introduire dans son cours que lorsque cet art serait assez avancé pour comporter une mention spéciale (**). Parmi les modifications qu'elle suggéra dans le fonctionnement de l'École, la commission, appuyée sur ce point par le conseil, insista pour que le premier voyage l'intervalle entre à faire au bout de la deuxième année, la première et la deuxième année restant consacré aux exercices pratiques de laboratoire, levés de plans, de mane fût qu'une étude de détail, circhines et bâtiments,

conscrite dans un district minéralurgique restreint, et encore mieux dans deux établissements seulement, une mine et une usine, avec mémoires rédigés sur place.

Le second voyage, au bout de la troisième année, devait

rester une excursion rapide où l'on pourrait mettre à profit l'habitude d'observer et de suivre les détails contractée dans la première mission. Les élèves externes, pour lesquels jusqu'alors le voyage n'avait été que facul(*) On ne s'explique pas que, dans le texte du décret de 1856, ce cours ait repris son ancienne appellation de cours d'exploitation des mines ; nonobstant cette qualification officielle, le cours a toujours conservé dans la pratique le titre qui répondait d'une façon si précise à son double programme. (**) On ne doit pas s'étonner de voir la commission spéciale se préoccuper ainsi des eaux minérales. Le décret-loi du 8 mars 1848 venait d'appeler les ingénieurs des mines à jouer dans ce service le rôle technique qu'ils ont conservé depuis. A cette date, du reste, M. Jules François, auquel revient sans conteste l'honneur d'avoir créé l'art du captage des eaux minérales, avait déjà fait plusieurs de ses plus beaux travaux, notamment ceux relatifs à Bagnères-de-Luchon, publiés dans les Annales des mines de 1842 (4' série, t. 1, p. 557), et ceux si curieux concernant Ussat.

environs (*)

Sur l'initiative prise par la commission spéciale et le conseil, l'administration apporta, par l'article 19 de l'ar-

rêté de 1849, une modification aux règles anciennes, maintenue depuis, de nature à produire, à un point de vue relativement un peu secondaire, d'heureux résultats : les élèves ingénieurs, à leur sortie de l'École, acquéraient désormais le droit de choisir, d'après leur rang de classement, leur résidence parmi celles disponibles. Ce fut également à partir de cette époque que les examens et le classement eurent lieu par année, au lieu du

système antérieur de concours annuel entre tous les élèves sans distinction. Avant que le gouvernement soumît au conseil de l'École les propositions de la commission spéciale, le conseil et l'administration supérieure de l'École avaient d'ailleurs subi d'importantes modifications. Par arrêté ministériel du 20 juillet 1848, le conseil de l'École, dont le nombre

des membres était augmenté, avait été transformé en Conseil central des Écoles des mines, auquel devaient être soumises non seulement toutes les questions relatives à l'École des mines de Paris, mais encore celles concernant les écoles de Saint-Étienne et d'Alais. A cette

même date du 28 juillet 1848, Dufrénoy était nominé directeur de l'École, et Le Play, inspecteur des études, « chargé en cette qualité, disait la décision ministérielle, (*) Malgré les vues pratiques qui dominèrent surtout dans la . commission spéciale, il ne fut nullement question à cette époque

d'écoles pratiques. Michel Chevalier seul avait repris l'idée et en avait saisi directement, à titre officieux, l'administration supérieure un peu avant la chute du gouvernement de Juillet (V. p. 515).