Annales des Mines (1888, série 8, volume 14) [Image 93]

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PRIX DE REVIENT sun LES CHEMINS DE FER.

140 PRIX DE REVIENT SUR LES CHEMINS DE FER.

parent sur le diagramme (fig. 1, page 158 bis) et nous avons

tracé la courbe des valeurs

de in, déduites de la formule

de M. Noblemaire en traits longs -des valeurs probables en croisillons

et la courbe

Les deux courbes n'ont qu'un point commun;

elle

sont absolument dissemblables. En résumé, la formule (N)

P

5

3.000\/ )

(45 5

6.125

.\

+ -17(70-1)

+ 21,50,

déduite des données statistiques de l'ensemble des chn mins de fer français est d'autant plus exacte que les li. gnes considérées sont plus nombreuses. Elle est l'ex. pression d'une loi générale qui peut se traduire en ces termes : « La rampe caractéristique moyenne d'un en. semble de lignes de même fréquentation F n'est le une quantité arbitraire ; elle tend vers une valeur k « terminée in de telle sorte que l'on peut poser

=

(F),

OU

F

(i.n). »

Les conséquences déduites de cette

3.F000)

1500

(N)

des prix de revient moyens 171

influence spéciale, comme l'a très bien fait voir M. Noblemaire, qui a ouvert ainsi la voie à de très utiles recherches; nul mieux que lui n'est à même de les mener à bonne fin; mais la vérification que nous venons de faire démontre que le but n'est pas atteint encore ; l'expression empirique

n'est pas d'accord avec les faits, tandis que la formule (R)

141

formule (11)

sont logiques, cela est évident, que lorsqu'elles sont en. visagées elles-mêmes à un point de vue général, coing lorsqu'il s'agit des prix de revient d'un grand réseau oll

de la répartition générale du trafic en France. La lia. leur de la formule (R) n'est donc nullement infirmée pl ce fait qu'elle n'est pas applicable à chaque ligne celu1.

dérée isolément. Lorsqu'on entre dans le détail, la raie caractéristique de chaque ligne individuelle exerce Sel

n'est qu'un jalon provisoire. La formule donnant, pour des lignes de même fréquentation F, l'influence de la rampe caractéristique sur les prix de revient de l'unité de trafic reste à établir. Le problème étant posé, il est naturel de se demander si une expression de la forme 3.000 P

(in ±

) (1 ±

5 100

\ i)

peut donner une solution approchée en modifiant convenablement les coefficients de chacun des deux facteurs. Nous répondrons « non x; et voici pourquoi : Dans le deuxième facteur, le coefficient de i est une constante ; il en résulte que, si on met en parallèle deux lignes à très faible trafic, rapportant 2.000 francs de recettes, par exemple, l'une en palier, l'autre en rampe de 20 millimètres, le prix de revient a une valeur double sur la ligne à fortes déclivités. Si des lignes à très faible trafic on passe aux lignes à grande circulation, Paris à Lyon, par exemple, pour une même variation dans les pentes, les dépenses augmentent d'après la formule exactement dans la même proportion, c'est-à-dire qu'en passant du palier la rampe de 20mm, le prix de revient prend aussi une

valeur double. Or, sur les lignes à faible trafic, trois trains au minimum circulent dans chaque sens et de lourdes machines traînent quelques rares wagons peu chargés ou quelques voitures à voyageurs presque vides.