Annales des Mines (1886, série 8, volume 9) [Image 320]

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DE LA 'COMMISSION PRUSSIENNE DU GRISOU.

RAPPORTS

active ; Parmi ces explosifs complexes, la dynamite-géla-

tine n° I et la hellholfite à la kieselguhr présentent les mêmes garanties que les précédents ; mais la dynamitegélatine n° III, et la dynamite ordinaire sont beaucoup moins sûres.

6' Expérienees sur la dilfasiora da grisou. On a fait à Neunkirchen des expériences sur le temps nécessaire au grisou pour se mélanger complètement à l'air par diffusion. On employait des compartiments rendus étanches de la galerie d'expériences, dont la contenance était de 10 et 20 mètres cubes ; on y faisait arriver, par une ouverture placée au milieu de la hauteur, une certaine quantité de grisou, correspondant à 3, 4 ou 5 p. 100 du volume du compartiment. Ces expériences ont montré que le grisou, qui se rassemble d'abord à la partie supérieure, se mélange ensuite peu à peu à l'air ; dans des galeries ayant environ 2 mètres de hauteur, la diffusion exige de 3 à 4 heures pour être complète ; déjà, au bout de 3 heures, les différences

entre le toit et le sol de la galerie ne sont plus appréciables à la lampe ; on n'a pu les constater que par 1 'analys e.

On a reconnu qu'après un plus long laps de temps, 24 heures par exemple, la composition du mélange reste uniforme.

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la-Chapelle. Dans ces deux mines, mais surtout dans la seconde, la couche Grosslangenberg qui dégage beau-

coup de grisou est exploitée depuis longtemps ; elle présente de grands vides soit dans les vieux travaux, soit dans les crevasses qui se sont produites au toit de la couche.

On a choisi pour les observations une dérivation du courant d'aérage dans chacune de ces mines ( courant H d du puits de Gemeinschaft, et courant Id du puits Ath-Gouley). Dans chacun de ces courants partiels, pendant tout le mois de septembre 1885, on a fait des mesures anémométriques et des prises de gaz à analyser, tous les matins à 5 heures, après la fin du trait de nuit pour les réparations. En même temps on faisait à la surface, quatre fois

par jour, des observations barométriques et thermométriques.

En déterminant par l'analyse les proportions de grisou et d'acide carbonique existant dans la prise de gaz (*), on

en concluait .le nombre de mètres cubes de grisou et d'acide carbonique passant par minute dans la galerie. Mais ces expériences donnaient seulement les quantités de gaz qui se dégageaient encore plusieurs heures après la fin du travail au charbon ; .aussi, pour étudier l'infiuence de l'abatage et celle des variations journalières de la pression barométrique, a-t-on fait sur les mêmes dérivations de courants une nouvelle série d'expériences d'une

semaine, en déterminant la proportion de gaz trois

fois par jour, à 5 heures du matin, à midi et à 10 heures INFLUENCE DES VARIATIONS DE LA PRESSION ATMOSPHÉRIQUE SUR LE DÉGAGEMENT DU GRISOU.

du soir;

Enfin, on a répété des observations analogues, pendant une nouvelle période d'une semaine,

pour deux autres

Les expériences relatives à l'influence de la pression atmosphérique sur le dégagement du grisou ont été faites aux puits « Gemeinschaft» et « Ath-Gouley », près d'Ais-

() D'après le Rapport de la Commission

prussienne, ces teneurs étaient déterminées avec une approximation de 0,01p.100. Torneix

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