Annales des Mines (1879, série 7, volume 16) [Image 106]

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PROGRÈS RÉCENTS DE L'EXPLOITATION DES MINES

ET DE LA CONSTRUCTION DES MACHINES A VAPEUR.

itg

pratique à Hugon en i858 (I) et à Lenoir en 1859 (o); puis an

que ce soit, à- la vérité, au détriment de la force

machines Achet (3), Bischop (A), tlaenlein (5), Ravel (6), et surtout Louis Simon (7) et Otto Langen (8).

ascensionnelle (1). sommation dans les dernières machines Otto est de 800 La consommation

On obtient dans ces moteurs une température très-élevée, ce

qui est une condition favorable, mais tellement exagérée dans le cas actuel (car les évaluations varient entre 1.200 et 2.80o degrés), qu'on est ordinairement obligé de détruire une partie de l'effet utile par

une enveloppe réfrigérante formée d'un courant d'eau. De plus, l'action est extrêmement brusque et même brutale, la phase de pleine pression étant réduite presque à rien et remplacée par une véritable explosion. On y a obvié dans la machine Hugon par une injection d'eau, qui par sa volatilisation, diminue d'autant l'exagération de température et prolonge la durée de cet effet ut aximu m.

Les moteurs à gaz se recommandent pour les petites industries

et les emplois de peu de durée, par la suppression du générateur et des transports de combustible, l'instantanéité de la mise en train et de la mise hors feu, l'absence d'explosions ou du moins

des conséquences auxquelles elles exposent avec les chaudières à

grande provision d'eau, et enfin une grande propreté. Ajoutons qu'en ce qui concerne spécialement l'aéronautique, ces moteurs présentent l'avantage qu'on a le gaz sous la main dans le ballon (r) Tresca, Annales du Conservatoire des arts et métiers, 1866.

Cazin, Les mondes, 1863. Haton de la Goupillière, Revue des cours scientifiques, 18 mai 1867. Pochet : Nouvelle mécanique industrielle, page 215. Tresca, Bulletin de la Société d'encouragement, S'série, tome II, page 524, Tresca, Annales des mines, 5. série, tome XIX, page 433. Jacqmin : Traité des machines à vapeur, page 85. Cazin, Cosmos, 1863. Machine rotative (journal l'Éclairage au gaz, 2o mai 1870). Construite par Mignon et Rouan, figurant dans l'exposition américaine (The iron age, 6 février 187), page ; Les mondes, tome XLVI, page 36; Engineering, 25 octobre 1878, page 331). Frion, Aéronaute, novembre 1876, page 299. Armengaud, Mémoires de la Société des ingénieurs civils, 15 février 1878. Machine oscillante (Écho des mines, 22 février 1877, page 119). De Nottingham. Cette machine figurait à l'exposition anglaise. Le Nottingham-vertical n'a pas d'enveloppe d'eau froide, le Nottingham-éclipse est* a gaz et à vapeur (The Engineer, janvier 1879, page 43). Tresca, Bulletin de la Société d'encouragement, 3. sér., t. I, p. 116 er r66, et t. II, p. 524. Schmitz, Annuaire de la Société des arts et métiers, 1867.

Éclairage au gaz, 5 juin .87e.

mébien

c'est-à-dire moins

i.200 litres de gaz par cheval et par heure, Lede moitié de ce qu'on employait dans les premiers moteurs de revient de la noir (2). M. rfresca a fait remarquer que le prix

s'est abaissé ainsi à

force d'un kilogrammètre par seconde, centime par heure, ce qui constitue un fait économique d'une graUnndeedpiffiorctuéelt.é

assez sérieuse était celle de l'inflammation. L'é-

lectricité fournit à M. Lenoir l'artifice convenable. Mais M. Hugon des tiroirs porteurs d'un a employé une solution meilleure avec vient s'allumer au dehors à un feu fixe et porte la bec de gaz qui l'intérieur. Il s'éteint naturellement par l'explosion, flamme dans

mais il revient s'allumer de nouveau à l'extérieur. Une question très-essentielle du fonctionnement de ces appaDereils consiste dans le dosage rigoureux de l'air et du gaz. M.

très-ingénieux, dans prez a fait breveter un doseur-mélangeur d'une rotation très-rapide, présente une lequel un robinet animé fente qui passe devant deux secteurs dont les angles sont déterminés à volonté. L'un communique avec l'atmosphère, l'autre avec de quelle réservoir où est renfermé le gaz avec une surpression aspire ques centimètres d'eau. Le piston moteur, en se déplaçant, proportionl'un après l'autre et en quantités forcément ces fluides nelles aux angles décrits. lancé verDans les premières machines Otto le piston était libre, n'actionnait avec le mécanisme, qu'il ticalement et sans connexion régulièrement par l'action que pendant la descente, effectuée plus effet, on comle nouveau type à demi-simple de la pesanteur. Dans atmosphères effectives. On le rend par là plus prime le mélange à n proportions de gaz. La température, inflammable avec de moindres diluée dans une plus grande quantité d'air, est moins vive et l'allure volumineuse. plus douce. La machine est seulement un peu plus

Machine à pétrole.

La machine à pétrole (3) réalise le même

le service de (t) Dupuy de Ume : Note sur l'aérostat à hélice construit pour l'État, '872. (Aéronaute, août 1878, page 269). Paul Martin Saint-Léon

(z) Engineering, 23 août 1878, page 155. (3) Revue industrielle, 25 février 1876, page 36. (Année scientifique et Moteur à hydrocarbure de Bureau de Villeneuve Industrielle, de Louis Figuier, 1872).