Journal des Mines (1813, volume 34) [Image 27]

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RAPPORT sun UN 11fdIVIOIRE BEL.À.TIV

ces Savanes de l'Amérique méridionale avecleur dans nos environs mêmes tapirs, ont eu représentant , à l'époque où vivaient les anoplotherium et les palaeotherinin. Enfin les carnassiers du genre des chiens paraissent avoir existé partout dans ces teins reculés, comme il arrive encore dé nos jouis; car il est notable que leurs ossemens fossiles sont répandu dans une infinité de lieux : aussi les rencontre-t-on dans les gypses des environs de Paris. Les débris de poissons qu'on a trouvés dans ces mêmes gypses, appartiennent pour la plupart à des espèces de l'ordre des abdominaux, ainsi que l'indiquent la position et la formedes nageoires dont les rayons subsistent : or , l'on sait que cet ordre des abdominaux renferme presque exclusivement les poissons des eaux douces. Les fragmens de carapace et de plastron de

A L'HISTOIRE DES TERRAINS D'EAU DOUCE,, 53

genre lieux seulement, se rencontraient mêlées avec elles, mais leur présence infirmait beaucoup moins , qu'elle, ne confirmait l'opinion de la formation des couches au milieu desquelles elles se trouvaient , sous les eaux douces.

Parmi les végétaux on remarquait ce fossile singulier, la gyrogonite (i) , long-teins placé avec les coquilles multiloculaires , et que des observations récentes viennent de faire reconnaître pour la graine pétrifiée d'une charagne (chara) ; l'une de ces plantes dé marécages 'qui forment pour ainsi dire la base des tourbes (2).

La quantité des animaux fossiles des premières classes, très-considérable relativement au nombre connu des animaux de ces classes, qui vivent actuellement, montait cependant à

tortues, qu'on a rencontrés dans les couches gypseuses, appartenaient à des espèces perdues des ,genres trionyx et emydes , dont on

peine à une vin gtairi e (3) ,mais celle des coquilles

tinent. On y trouvait aussi des ossèmens de crocodiles, genre de reptiles confiné maintenant dans les eaux des grands fleuves, tels que le Nil , le Gange ,-etc. , ainsi que dans les savanes de la Guyane, et les marécages du Paraguay. Enfin , les coquilles fossiles appartenaient, pour la plupart, 'aux genres planorbis et lionnaeus , qui peuplent nos marais et nos eaux tranquilles. Quelques coquilles terrestres, du

p. 236, pl. 17, fig. 7, abc; Brard, Mém. , Ann. du Mus. , t. XIV , p. 27; Denys Montfort, Conchyliol. Nouv. Bull.

sait que les espèces vivantes habitent les rives Tigre , du Nil , et d'autres de l'Euphrate grands cours d'eau de l'un ou de l'autre con-

était bien plus considérable. M. Cuvier avait décrit les premiers, et M. Brongniart avait publié en i8io (4) le résultat de ses recherches sur les (i) Lamarck, Ann. du Mus. , t. V, p. 356, et t. IX,

tom II, n..44 pag. 275, pi. 2, fig. 5. Voyez le Noue. Bull. de la Soc. phil. de Paris, t. III, P. 208, et le Journal des Mines , premier novembre 1812, tom. XXXII de la collection. Il ne faut pas perdre de vue qu'il n'est ici question que des animaux dont les débris ont été reconnus dans nos environs.

Mémoire sur les Terrains qui paraissent avoir été formés sous les eaux douces. Allfl. du Mus., juillet 1810 tom, XV, pmg. 357.

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