Journal des Mines (1813, volume 33) [Image 143]

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SUR. L'HISTOIRE DE LAEABRICATIOINT

de l'art d'extraire le fer du minerai qui le renferme; peut-être aussi ne les durent-ils qu'au hasard.

L'auteur du discours que nous extrayons

n'est pas éloigné d'adopter cette dernière opinion. a Représentons-nous, dit-il, la Suède, tel le

qu'elle était dans ces teins reculés, avec d'immenses forêts qui couvraient un sol éminemment ferrugineux. Ces forêts antiques ,peuvent être renversées par le vent ou tombent de vétusté; le feu prend à des piles de bois accidentellement entassées sur des affleuremens de minerai que l'on peut stipposer riche et facile à réduire ; si les circonstances sont favorables,

si le feu est excité par un vent violent, il se formera de la fonte, peut-être même du fer

presque malléable, comme il s'en forme quelquefois de petites portions lorsqu'on fait griller le minerai. »

»Les hommes témoins de ce résultat en durent

être frappés, quelque grossiers qu'on les suppose; ils durent chercher à le reproduire. Il ne fallait pas une grande sagacité pour qu'ils imaginassent de disposer le bois et le minerai couche

par couche, et de les renfermer dans des espèces de coffres de terre ou de pierre pour concentrer la chaleur. » -

»Rien de plus simple encore que de disposer cette espèce de fourneau de manière à ce que l'air pût s'y porter naturellement pour activer

ET DU COMMERCE DU FER EN SU 13E. 271 , primant et un tel instrument était facile à

faire dans un pays où la chasse procurait en abondance des peaux d'animaux. » »Voilà cependant tout ce qu'il fallait pour obtenir le fer nommé osmund, le premier et le seul qu'ait eu pendant long-terns la Suède. »

Ces fourneaux moyens, où le minerai était traité avec du bois dans son état naturel sans être réduit en charbon, et où l'on ne faisait usage que de petits soufflets en cuir- mus avec la main, ces usines, les plus simples qu'il soit possible d'imaginer, suffirent long-teins aux

Suédois.

Elles n'ont pas même entièrement disparu des provinces les plus éloignées des grands débouchés du commerce.

M. Svedenstierna nous apprend qu'il en existe encore quelques-unes dans la Dalécarlie, le Heriedal , la Vestrobothnie , et qu'elles y sont connues sous les noms de .211.1yrblstrar, Kicellingar et .Bicesterwerk. On trouve quelques détails sur cette sorte de

fourneaux, d'après Agricola et Swedenborg, dans le nouvel ouvrage de M. Hassenfratz sur la notamment tom. , pag. 4, 5, sidérotechnie' 6 41. , et 133 à 139, ainsi qu'à la planche XXXIX n". 567 et 722. Ils durent suffire à la Suède tant que sa population et son industrie demeurèrent faibles,

et que le fer n'y fut employé que pour les

le feu, afin de remplacer l'effet du vent. Il

usages domestiques, comme ils suffisent encore

au mouvement naturel de l'air , au moyen d'un instrument tel que le soufflet à bras , propre à pousser l'air avec force en le corn-

parce que les circonstances n'y ont pas changé. On peut même les y préférer à des fourneaux

n'était pas même difficile de songer à suppléer

dans les cantons reculés où on les retrouve,

d'une construction plus savante

,

parce que