Journal des Mines (1807, volume 21) [Image 244]

Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.

476

DU CÔT'EAU DE DUR:BUY.

DISPOSITION DES COUCHES

en couches horizontales ; et ce que nous connaissons des lois de la gravité , ne nous permet pas de concevoir la possibilité qu'un précipité, dont les moléculesne sont pas encore retenues entre elles par la force de cohésion, puisse se soutenir en couches verticales , ni même inclinées, 5 cependant cette situation existe dans beaucoup de terrains, sur-tout dans ceux d'une certaine a. anciennetéOn dû naturellement imaginer plusieurs hypothèses pour rendre raison d'un fait aussi singulier. L'opinion qui paraît la plus fondée, et la plus généralement adoptée , est celle de l'affaissement de certaines parties du globe. On connaît, la manière satisfaisante dont M. GilletLamnont explique ,(3.) l'origine des couches repliées ou contournées , l'un des effets qui semblaient les plus difficiles à concevoir. Je suis loin de chercher à ébranler une hypothèse adoptée par tant de savans recommandables, mais je viens soumettre aux méditations des géologues , une circonstance dont je ne puis rendre raison. L'Ourthe , rivière qui coule dans le Départe-

ment de ce nom, et dans celui de Sambre-

et-Meuse , traverse une vallée étroite, bordée de côteanx élevés souvent perpendiculaires. Les couches minérales qui composent ces côteaux , sont toujours plus ou moins inclinées, différente de et ont quelquefois une direction notamment ce qui a celle de la vallée. C'est lieu à Durbuy, , petite ville du troisièmeurrondissementduDépartement de Sambre-et-Meuse, (i) Journal des Mines ,

54 , ventôse an 7.

477

où le côteau est formé de chaux carbonatée bituminifère bleuâtre, qui constitue différens Systèmes de couches. Un de ces systèmes y est coupé par un plan vertical qui est en même temsperpendiculaire à la direction. de ces couches , de sorte qu'on aperçoit fa.cilement la disposition. remarquable de ces couches ( voy. la pi. Ir);

elles sont inclinées d'environ 6o à 8o degrés, et i:outes superposées comme le pourraient être des chevrons de toits qu'on emboîterait les uns Sur les antres. La partie visible de la première couche au centre, ne présente que la forme d'un coin ; sur le sommet et les côtés de ce coin est superposé une seconde couche, dont le sommet est également cunéiforme et qui a. des côtés pendans comme ceux d'un toit recouvrent le premier coin, et ainsi successivement jusqu'à la partie supérieure du côtean ; mais ce côteau a été abaissé par. des causes quel-

conqves, et les dernières couches n'ont plus le même sommet que les autres, elles s'appliquent simplement sur les précédentes, ayant de chaque côté une inclinaison en sens différent , et ne se rejoignant pas par leurs extrémités supérieures (1). (1) Il est très-vraisemblable que si; On faisait un examen attentif de la surfitce supéirieure du c& eau , on recon nain-ait

ou que ces coaches extérieures se joignent dans ieur prolongement, comme celles qu'elles recouvren t, ou que cellesci le séparent , et que le. pli angulaire qui les disparait à quelque distance de l'escarpement carréunit' il est difficile de croire que la surface qui termine toutes les couches au haut du cÔteau , soit exactement parallèle à la ligne &jonction des couches centrales, et qu'Ale conserve ce parallà-, lisme dans toute leur étenAue. ( Note des Rédacteurs.)

Fo/urne 21..